Les États-Unis ont intensifié leurs frappes militaires contre l'Iran, comme l'a annoncé Donald Trump, menaçant d'actions encore plus sévères si Téhéran continue ses attaques sur des navires dans le détroit d'Ormuz.
Sur sa plateforme Truth Social, le président américain a déclaré : "Ceci est une réponse directe aux bombardements de navires par l'Iran. Si cela se reproduit, les conséquences seront dramatiques !" C'est ainsi qu'il a averti que l'armée américaine frapperait de manière significative cette nuit-là.
Il a aussi noté que le cessez-le-feu était rompu après une série d'affrontements qui sapent les efforts pour établir une trêve durable. Malgré cela, Trump a laissé entendre que les pourparlers diplomatiques pourraient se poursuivre avec Téhéran.
Les médiateurs, le Qatar et le Pakistan, tout comme l'ONU, ont appelé à une désescalade des tensions.
L'armée américaine a déclaré sur X que ses frappes avaient pour but de "diminuer la capacité" de l'Iran à entraver la libre circulation maritime dans le détroit d'Ormuz, que Washington considère responsable des récents incidents touchant des navires.
Des explosions ont été rapportées dans plusieurs villes portuaires iraniennes, dont Bandar Abbas et Chabahar, selon des médias d'État.
Mohsen Rezaei, conseiller militaire du guide suprême iranien, a déclaré sur X : "L'ennemi et ses complices seront punis sans relâche".
Le détroit d'Ormuz, crucial pour le transit maritime, est au centre des tensions. L'Iran revendique des droits de passage qu'il impose, malgré l'opposition américaine, tout en menaçant les navires naviguant en dehors de ses côtes.
"Ils ont frappé certains de nos navires, mais nous avons riposté de manière plus forte. Cependant, notre intention n’est pas de prolonger ce conflit", a affirmé Trump après un sommet de l'OTAN à Ankara.
À la suite des tirs attribués à l'Iran contre plusieurs navires marchands, les États-Unis ont réagi en frappant plus de 80 cibles en Iran lors de la nuit du mardi au mercredi, causant la mort de huit membres des forces armées iraniennes, selon des informations du gouvernement iranien.
En réponse, l'Iran a attaqué 85 installations militaires américaines au Koweït et à Bahreïn.
Trump, qui clame ne pas vouloir négocier avec les autorités iraniennes, considère que ses émissaires peuvent continuer leurs discussions. Ses déclarations, souvent changeantes, ont propulsé les cours du pétrole, augmentant le prix du baril de Brent de plus de 5%, atteignant 78,02 dollars.
Les médiateurs qatari et pakistanais ont réaffirmé l'importance de respecter le protocole d'accord établi en juin dernier et ont encouragé à la désescalade.
Ali Vaez, analyste au sein de l'International Crisis Group (ICG), a souligné qu'actuellement, le risque d'une guerre totale paraît faible, notant que les deux parties privilégient encore la négociation, même si cela implique des démonstrations de force, l'Iran tenant à préserver son contrôle sur Ormuz, qu'il perçoit comme un succès stratégique.
Le rétablissement des sanctions sur le pétrole iranien a eu lieu mardi, ce qui complique encore les discussions pour un règlement durable du conflit qui a repris avec la récente offensive israélo-américaine.
L'Iran a d'ores et déjà prévenu qu'il réagirait avec fermeté à toute "violation" du protocole d'accord, considérant que toute aide à l'armée américaine pour des attaques contre son territoire en ferait une "cible légitime".
Le Koweït et Oman ont condamné les attaques menées par l'Iran, soulignant la dégradation rapide de la situation.
Ce regain de violence survient alors que les funérailles du guide suprême Ali Khamenei, tué au début du conflit, se déroulent, son corps ayant déjà fait une halte en Irak avant son inhumation prévue à Machhad, en Iran.







