Le drame survenu dans la nuit de la Saint-Sylvestre à Crans-Montana a choqué la population. Jacques Moretti, l'un des gérants du bar "Le Constellation", a été placé en détention après l'incendie tragique qui a coûté la vie à 40 personnes. Cette décision, annoncée par la procureure générale du canton de Valais, Béatrice Pilloud, repose sur le constat de "risque de fuite concret" en raison de son parcours de vie et de ses relations à l'étranger.
Cette incarcération était attendue par certains avocats représentant les familles des victimes, qui demandent une enquête exemplaire. Selon Jean-Luc Addor, avocat d'une des familles, "il est crucial d'assurer que l'enquête se fasse dans la transparence totale, sans permettre d'ambiguïtés sur son impartialité". Ce souhait souligne l'angoisse des familles touchées par ce drame, qui réclament justice.
Sa femme, Jessica Moretti, co-propriétaire du bar, a été laissée en liberté. Le ministère public a estimé qu'elle présente moins de risques, et a proposé des mesures de substitution telles qu'un bracelet électronique et une interdiction de sortie du territoire. En sortant de son audition, elle a exprimé ses pensées pour les victimes et a déclaré : "C'est une tragédie inimaginable. Jamais nous n'aurions pu prévoir une telle issue dans notre établissement".
Dans les jours à venir, Jacques et Jessica Moretti seront présentés devant un tribunal pour décider de la poursuite ou non de cette détention. Si celle-ci est confirmée, elle pourrait durer jusqu'à trois mois, renouvelables.
Le pays a observé un jour de deuil national en hommage aux victimes de cet incendie, où des cérémonies ont eu lieu, rassemblant des milliers de personnes. Les témoignages de survivants et de proches des victimes illustrent une douleur collective, amplifiée par la présence d’Emmanuel Macron lors du mémorial.
Face à cette tragédie, des experts en sécurité ont rappelé l'importance d'une prévention adéquate dans les établissements recevant du public, afin d'éviter que de tels incidents ne se reproduisent. "Il est impératif d'appliquer des normes de sécurité strictes pour protéger les vies humaines", a souligné un spécialiste du domaine à BFMTV.







