Les Lions de la Teranga, après avoir quitté le terrain pour s'opposer à un penalty controversé accordé au Maroc dans les derniers instants du temps réglementaire, ont finalement décroché leur deuxième titre de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) le 18 janvier à Rabat. Ce match, marqué par des décisions arbitrales discutables, a basculé en faveur du Sénégal dans un véritable tourbillon d'émotions.
Le scénario fut tumultueux. La rencontre sembla d’abord troubler les joueurs sénégalais, qui ont exprimé leur mécontentement face à l’arbitrage. L'arbitre Jean-Jacques Ndala Ngambo, ayant consulté le VAR pour une faute présumée sur Brahim Diaz, a provoqué une fronde au sein de l'équipe après avoir annulé un but d'Ismaïla Sarr, une décision perçue comme inacceptable par les Sénégalais.
"Franchement, c'était un match très compliqué. On avait à cœur de gagner ici, un beau pays, avec des supporters incroyables. On a tout donné, on n'a pas triché. Le Sénégal est champion d'Afrique et nous sommes très heureux," a déclaré Pape Gueye, milieu de terrain de Villarreal.
Cette finale, malgré son ambiance électrique, a finalement vu le Sénégal enregistrer sa victoire grâce à un but décisif de Pape Gueye en prolongation.
La tension avait atteint des sommets. Sadio Mané, capitaine emblématique de l’équipe, a joué un rôle clé en conseillant à ses coéquipiers de revenir sur le terrain après l'interruption. "Sadio est venu me demander ce que je ferais à sa place. Je lui ai dit : 'Je demanderais à tes coéquipiers de revenir'," a raconte Claude Le Roy, ancien entraîneur du Sénégal.
"Cette victoire est non seulement un triomphe sportif, mais aussi une réponse à une histoire riche en passions. Le Maroc a longtemps attendu ce titre, mais nous avons répondu avec notre propre force," a ajouté Édouard Mendy, gardien de but sénégalais, sur beIN Sports. Face à Brahim Diaz, qui a raté un penalty crucial en tentant une panenka, Mendy a su se montrer à la hauteur des enjeux, concluant une soirée mémorable pour le Sénégal.







