Depuis 2011, les emprunteurs ayant des antécédents médicaux bénéficient d'une bien meilleure accessibilité aux crédits grâce à la convention Aeras (Assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé). Cette initiative vise à réduire les obstacles rencontrés par des personnes souffrant de maladies comme le diabète ou le cancer, qui se voient souvent refuser des prêts en raison de difficultés à obtenir des assurances adéquates.
Dossiers examinés avec rigueur
Pour chaque emprunteur dont la santé pose problème, les demandes passent par plusieurs niveaux d'examen. Si l'assureur n'est pas en mesure d'offrir une couverture standard, le dossier est automatiquement réexaminé par un service médical spécialisé. Pour les prêts immobiliers, un troisième niveau d'examen est également possible, mais seulement pour des sommes allant jusqu'à 320 000 € et pour des emprunteurs de moins de 70 ans. Il est important de noter que ces options d'assurance de second ou troisième niveau peuvent s'avérer plus chères que la couverture classique.
Améliorations significatives dans l'assurance invalidité
Historiquement, les personnes souffrant de maladies avaient peu de chances d'accéder à une couverture pour l'invalidité. Le changement majeur est qu'à partir de septembre 2011, de nouvelles garanties d'invalidité, sans exclusions de pathologie, ont été introduites. Cela signifie que les assurés se verront offrir une protection en cas de perte d'autonomie, empêchant ainsi une rupture de couverture pendant le remboursement de leur prêt. L'indemnité versée compensera la différence entre le salaire habituel et la pension d'invalidité.
Facilitation des démarches et réduction des coûts
Les processus de souscription sont également simplifiés : les assureurs doivent dorénavant accepter des examens médicaux réalisés récemment, et d'ici 2012, l'harmonisation des questionnaires de santé est prévue pour réduire la complexité. Par ailleurs, les personnes à faibles revenus souffrant d'une maladie peuvent bénéficier d'un allègement des coûts d'assurance grâce à la prise en charge partielle des surprimes par les banques, mais cela est limité aux prêts pour une résidence principale ou pour des besoins professionnels.







