Les incendies dévastateurs dans le sud du Chili continuent de susciter des inquiétudes, ayant déjà coûté la vie à au moins 19 personnes. Les autorités, tout en signalant une légère accalmie, préviennent que les conditions climatiques risquent d'aggraver la situation.
Selon Alicia Cebrián, directrice du Service national de prévention et de réponse aux catastrophes (Senapred), "les incendies les plus significatifs restent hors de contrôle". Ces feux, qui ont débuté samedi dernier, touchent principalement les régions de Ñuble et du Biobio, situées à environ 500 km au sud de Santiago, en plein été austral où les températures ont atteint des niveaux alarmants et les vents soufflent avec vigueur.
Le président chilien, Gabriel Boric, a récemment visité les zones sinistrées, déclarant que la nuit précédente avait été légèrement moins éprouvante que prévu. Toutefois, il a alerté sur le risque de nouvelles flambées en raison des prévisions météorologiques inquiétantes, annonçant des températures avoisinant les 30 degrés Celsius.
En réponse à cette crise, un état de catastrophe a été déclaré dans les régions touchées, facilitant le déploiement des forces armées pour lutter contre les flammes. De plus, un couvre-feu nocturne a été établi dans certaines localités du Biobio, les plus durement affectées.
Les villageois, comme Yagora Vasquez de Lirquén, témoignent de l'angoisse vécue, ayant dû évacuer en urgence en voyant le feu approcher de leur domicile. "C'était horrible. J'ai essayé de mouiller la maison, mais les flammes étaient trop proches", a-t-elle confié à l'AFP. Les rues de son quartier sont désormais couvertes de voitures calcinées et de maisons détruites.
Alors que la situation demeure instable, le président Boric doit rencontrer le président élu, José Antonio Kast, à quelques jours de son entrée en fonctions. Les incendies de forêt, semble-t-il, font partie d'une tendance de plus en plus préoccupante au Chili, notamment dans la zone centre-sud, comme l’a souligné Le Monde.
Des experts en climatologie craignent que ces incidents deviennent plus fréquents en raison du changement climatique. Les conséquences de ces catastrophes naturelles soulignent la nécessité d'une préparation accrue et d'une réponse environnementale rigoureuse dans un pays souvent confronté à des aléas climatiques sévères.







