Ce samedi 24 janvier, la Chine a annoncé l’ouverture d’une enquête sur des hauts responsables de son commandement militaire, un acte qui souligne la volonté du président Xi Jinping de rétablir son autorité sur l’Armée.
Selon le ministère de la Défense, l’enquête vise Zhang Youxia, vice-président de la Commission militaire centrale (CMC), et Liu Zhenli, chef d’état-major interarmées. Tous deux sont soupçonnés de "graves violations de la discipline", un terme souvent utilisé pour évoquer la corruption. Les âges des intéressés, respectivement 75 et 61 ans, ajoutent une dimension particulière à cette épuration.
La CMC, dirigée par Xi Jinping, joue un rôle central dans la gestion de l’armée et assure un contrôle strict du Parti sur cette institution cruciale. Cette enquête est perçue comme une mesure nécessaire pour garantir le respect des normes au sein des forces armées, d’autant plus que Zhang Youxia est reconnu comme une figure influente dans la hiérarchie militaire.
Remettre la main sur l’armée
La CMC se compose de deux vice-présidents. Zhang Youxia, par sa longue carrière, est considéré comme le plus redoutable. Le second, Zhang Shengmin, a été nommé à ce poste en octobre dernier, faisant suite à l’éviction de He Weidong, également liée à une enquête de corruption.
Des experts militaires estiment que cette action de Xi Jinping pourrait être motivée par un désir de renforcer son pouvoir, notamment après une série de campagnes anticorruption ayant déjà ciblé d’autres niveaux de la bureaucratie militaire. Comme le précise le média Le Monde, ces mesures visent à affirmer l’autorité du président et à combler les failles qui pourraient apparaître au sein de l’armement national. L’objectif semble clair : garantir une loyauté indéfectible au sein des rangs de l’armée et sécuriser la position du Parti.







