Dans le cadre du plan de paix de Donald Trump, le gouvernement israélien a décidé d'une réouverture limitée du passage frontalier de Rafah, un point crucial pour l'acheminement de l'aide humanitaire. Ce poste, demeuré fermé pendant une période prolongée, était conditionné à la restitution du corps de Ran Gvili, le dernier otage israélien encore retenu à Gaza. En ce moment, des opérations ciblées sont en cours pour tenter de le localiser.
Israël a fait part, le 26 janvier, de sa décision concernant le passage de Rafah, qui s'inscrit dans le cadre de l'accord de cessez-le-feu en place depuis le 10 octobre. Le poste-frontière entre l'Égypte et la bande de Gaza est non seulement important pour les échanges, mais également pour l'aide humanitaire, depuis longtemps réclamée par les Nations unies et la communauté internationale.
Depuis le début du cessez-le-feu, néanmoins, les autorités israéliennes avaient refusé de rouvrir Rafah, justifiant leur position par la nécessité de récupérer le corps du policier Ran Gvili et par des considérations de sécurité.
Opération ciblée pour localiser la dépouille de Ran Gvili
Dimanche dernier, plusieurs médias israéliens ont rapporté que les représentants du président américain, Donald Trump, ont conseillé à Benjamin Netanyahu de rouvrir le passage sans les conditions posées par la restitution de l’otage. La famille de Ran Gvili a, quant à elle, exprimé son souhait que le gouvernement israélien n'instaure pas une nouvelle phase dans le cessez-le-feu sans avoir d'abord récupéré son corps.
Le bureau du Premier ministre israélien a déclaré : "L’armée mène actuellement une opération ciblée afin d'explorer toutes les pistes qui pourraient conduire à retrouver et rapatrier le sergent-chef Gvili. Une fois ce processus achevé, en accord avec les États-Unis, Israël ouvrira le point de passage de Rafah".
Jared Kushner et Steve Witkoff sont récemment arrivés en Israël pour discuter de l'avenir de Gaza, accompagnés par l'amiral Brad Cooper, également présent pour superviser les négociations. La semaine précédente, lors du Forum économique mondial de Davos, le président Trump avait dévoilé son projet pour un Nouveau Gaza, visant à transformer la région en un complexe urbain moderne.
La seconde phase du plan Trump pourrait impliquer le désarmement du Hamas et un retrait progressif des forces israéliennes de Gaza, en plus du déploiement d'une force internationale.
Malgré cette trêve qui a mis fin aux bombardements intensifs sur Gaza, une grave crise humanitaire y persiste et les deux camps se crient mutuellement de violer les termes de l'accord.
Avec AFP







