En décembre 2025, Christophe Gleizes, journaliste sportif, a été condamné à sept ans de prison en Algérie pour apologie du terrorisme. Depuis cette décision, ses proches, ainsi que le milieu du football et divers acteurs de la société civile, se mobilisent afin de réclamer sa libération.
L'ONG Reporters sans frontières n'hésite pas à rappeler que « le journalisme n'est pas un crime, mais un droit fondamental à l'information ». Dans cette optique, une soirée de soutien est organisée le 29 janvier au Bataclan pour encourager la libération de Gleizes, qui est derrière les barreaux depuis un an et demi pour avoir simplement exercé son métier.
Au printemps 2024, Gleizes, collaborateur des magazines SoFoot et Society, se rend en Algérie pour réaliser un reportage sur la Jeunesse sportive de Kabylie, le club de football le plus titré du pays. Le 28 mai, il est arrêté par les forces de l’ordre pour avoir eu des échanges avec un dirigeant du club, soupçonné de liens avec un mouvement radical, considéré comme terroriste par le gouvernement algérien. Ce contexte politique délicat limite alors l’intervention de la France en faveur de son concitoyen.
Une condamnation à 7 ans de prison confirmée en appel
En juin 2025, Christophe Gleizes est reconnu coupable et condamné à 7 ans de prison pour apologie du terrorisme. Malgré un climat d'espoir après la libération de l'écrivain Boualem Sansal, la décision du tribunal en appel, rendue en décembre dernier, vient contrecarrer les attentes de sa famille et de ses soutiens. Maxime, son frère, s'était montré optimiste avant le verdict, évoquant sa bonne forme physique et mentale. Aujourd'hui, l'angoisse règne sur le sort de Christophe, alors que sa compagne exprime sa colère et son incompréhension face à cette injustice.
La peine a été confirmée il y a quelques mois, laissant la famille de Gleizes dans le désarroi. Sa compagne a lancé un appel à la clémence, affirmant : "Condamner à 7 ans de prison un homme innocent, c'est incompréhensible".
Une demande de grâce présidentielle
Christophe Gleizes a introduit un pourvoi en cassation et reste déterminé à retrouver la liberté. Selon son avocat Emmanuel Daoud, il puise sa force dans l'éducation qu'il a reçue, gardant l'espoir que la situation finira par s'arranger. Sur RTL, son avocat souligne la détermination de Gleizes à se battre pour sa libération.
Sa famille, désemparée, a adressé une demande de grâce au président algérien Tebboune. "Cette situation a bouleversé notre vie. Nous implorons sa bienveillance pour libérer Christophe au plus vite". Leur avenir dépend désormais d'une décision politique des autorités algériennes.
Une large vague de soutiens
Le soutien à Christophe Gleizes dépasse le cadre familial et politique. Des personnalités comme le footballeur Raí et le chanteur Benjamin Biolay se sont également exprimés en faveur de sa libération. Leurs voix se mêlent à celle de la société civile, comme lors d'une manifestation sur beInsport, où sa mère a adressé un message touchant : "Christophe, nous travaillons sans relâche pour te sortir de là".
La Fédération française de football affiche son soutien en projetant le portrait de Gleizes sur son bâtiment parisien, tandis que plusieurs clubs de Ligue 1 se sont mobilisés. La solidarité continue de s’organiser, avec des concerts de soutien prévus le 29 janvier. Les bénéfices de l'événement seront reversés à Reporters sans frontières, symbolisant l'importance de la liberté d'informer.







