SOS Racisme a déposé une plainte à l'encontre de l'influenceuse Mila Orriols pour "apologie de crime contre l'humanité". C'est suite à une publication sur Instagram en septembre dernier montrant un homme en tee-shirt avec des saluts nazis, comme confirmé par Dominique Sopo, président de l'association, à Streetpress.
La plainte, déposée en septembre auprès du Pôle national de lutte contre la haine en ligne (PNLH), fait suite à une story publiée le 6 septembre par l'influenceuse, qui compte plus de 79 000 abonnés aujourd'hui. La photo controversée présente un tee-shirt affichant le mot "Adidolf" et trois bras levés de manière évocatrice, évoquant les salutations nazies, tel que rapporté par SOS Racisme dans les documents judiciaires vus par l'AFP.
"Un simple jeu de mots", se défend l'influenceuse
Dans une vidéo Instagram, Mila a affirmé qu'elle était convoquée par la justice pour "apologie du terrorisme" à propos de sa publication. Elle qualifie l'image de "simple jeu de mots" et de "humour noir". Malgré la controverse, Mila continue de clamer son droit à l'expression, mais SOS Racisme insiste sur le fait que la publication remplit les conditions nécessaires pour prétendre au délit d'apologie de crimes contre l'humanité.
Ce n'est pas la première fois que Mila se retrouve dans une situation délicate. En décembre dernier, elle a été condamnée à 2 000 euros d'amende avec sursis pour des tweets racistes, dont elle a fait appel. Son avocat avait qualifié cette décision de menacer la liberté d'expression. Ses propos troublants sur les familles maghrébines ont suscité une forte polémique.
Mila a émergé dans le paysage médiatique en 2020 après avoir subi un harcèlement massif en ligne en raison de ses critiques sur l'islam, ce qui l'a obligée à vivre sous protection policière. Depuis 2021, plusieurs peines ont été prononcées contre les cyberharceleurs qui l'ont attaquée.
Elle est devenue une figure emblématique de l'extrême droite et a récemment rejoint le collectif identitaire Némésis, se déclarant féministe et prenant part aux universités d'été du mouvement Reconquête!. Cette situation et l'évolution de sa carrière soulèvent d'importantes questions sur les limites de la liberté d'expression et la lutte contre la haine en ligne.







