Les députés ont rejeté le 27 janvier une motion de censure visant le gouvernement de Sébastien Lecornu, suite à l'utilisation de l'article 49.3 pour voter le budget de l'État.
L'Assemblée nationale a de nouveau opposé une fin de non-recevoir à une motion de censure déposée par les groupes Insoumis, écologiste et GDR (communistes et ultramarins). Cette action a été entreprise en réaction à la décision du Premier ministre de recourir à l'article 49.3, une procédure qui lui permet de faire adopter la partie dépenses du budget de l'État pour 2026 sans vote.
La motion a récolté 267 voix, mais la droite et le Parti socialiste ont choisi de ne pas s'y associer, alors que 289 voix étaient nécessaires pour provoquer la chute du gouvernement. Selon des experts politiques, ce positionnement pourrait renforcer la perception d'un outil institutionnel qui échappe à la volonté démocratique.
À l'horizon, une motion de censure similaire, proposée par le Rassemblement national et son allié le groupe UDR, pourrait subir le même sort, facilitant ainsi l'adoption rapide du budget par l'Assemblée avant de le transmettre au Sénat. Ce flou politico-budgetaire laisse entrevoir des débats intenses à venir.
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