Le 14 février, Barack Obama a condamné les actions de l'ICE dans le Minnesota, les qualifiant de comportements non dignes d'une démocratie, mais de ceux que l'on pourrait observer dans des régimes dictatoriaux.
"Le comportement dévoyé des agents du gouvernement fédéral est profondément préoccupant et dangereux", a asséné Barack Obama dans le podcast du commentateur politique de gauche Brian Tyler Cohen.
Ce dernier a pris soin de rappeler que ces actions rappellent les abus que l'on observe dans des régimes autoritaires.
Des opérations controversées avec des conséquences tragiques
A Minneapolis, des milliers d'agents de l'ICE et de la police des frontières ont mené des opérations répressives, se présentant comme ciblant des criminels. Les résultats ont été tragiques, avec deux citoyens américains, Renee Good et Alex Pretti, tués par des agents lors d'une confrontation le mois dernier, provoquant une indignation massive et des manifestations.
Déjà au courant des tensions croissantes, l'ancien président avait appelé la population à un réveil citoyen face à ces agissements sur la chaîne BFM TV, affirmant que les valeurs démocratiques étaient sous attaque.
La lutte pour la justice continue
Dans son intervention, Obama a salué la résistance croissante face à ces dérives. "Ces citoyens protestent d'une manière organisée : 'ce n'est pas l'Amérique que nous connaissons', et ils se battent avec des caméras et des rassemblements pacifiques", a-t-il souligné. "Ce genre de détermination, même par des conditions adverses, nous donne espoir".
Réagissant aux événements, Tom Homan, conseiller de Trump, a annoncé la fin des opérations au Minnesota, mais l'opposition démocrate continue de réclamer des réformes majeures au sein de l'ICE, y compris l'interdiction de dissimuler leur identité et la nécessité d'obtenir un mandat avant toute arrestation.
Les chefs démocrates au Congrès menacent d'utiliser leurs pouvoirs de financement pour influer sur la réforme des politiques d'immigration, en réponse à l'indignation générée. Les citoyens s'interrogent : jusqu'où l'administration ira-t-elle avant de rétablir un équilibre entre sécurité et respect des droits de l'Homme?







