Lors d'un rassemblement impressionnant à Munich, Reza Pahlavi, fils du chah déchu, a affirmé son intention de superviser une transition vers un Iran « démocratique et laïque ». Ce discours, soutenu par l'administration Trump, intervient alors que les tensions avec la République islamique s'intensifient.
Devant une foule estimée à 200 000 personnes, il a déclaré : « Je suis ici pour garantir une transition démocratique, et je m'engage à être le leader de ce changement », précisant que ce processus devrait se faire « à travers les urnes ».
Pahlavi a également exhorté le président américain à apporter son soutien au peuple iranien, alors que les États-Unis prévoient l'envoi d'un deuxième porte-avions dans le Golfe. Donald Trump a lui-même évoqué des menaces d'intervention militaire, déclarant qu'un changement de régime serait « la meilleure chose » pour l'Iran.
Pahlavi a demandé au président américain d'accélérer son aide : « Le peuple iranien vous a entendu dire que l’aide est en route et il a foi en vous. Aidez-le », a-t-il insisté, soulignant le désir croissant de changement au sein de la population.
Reprise des pourparlers ?
Dans un contexte où les manifestations réprimées ont causé la mort de milliers de personnes, Pahlavi a affirmé : « Il est temps d’en finir avec la République islamique », reflétant le souhait d’un secteur du peuple qui demande non pas des réformes, mais une fin à l'actuel régime. Ce discours fait écho aux appels de nombreux Iraniens en quête de liberté et de droits fondamentaux, selon des organismes tels que Human Rights Activists News Agency (HRANA), qui rapportent plus de 7 000 morts et plus de 53 000 arrestations.
Alors que des pourparlers sont en cours, une nouvelle session est attendue à Genève, comme l'indique le site Axios. Cependant, les divergences demeurent concernant le programme nucléaire de l'Iran. Pendant que Téhéran refuse de discuter d'une dimension militaire, Washington insiste sur le contrôle de missile et le soutien à des groupes armés.
Le chemin vers la démocratie en Iran, comme le souligne Pahlavi, sera long et semé d'embûches, mais avec le soutien international, il espère voir un jour un Iran libre et démocratique.







