Le National Health Service (NHS) du Royaume-Uni a récemment pris position en affirmant que les mariages entre cousins devraient être encouragés, arguant que les risques de maladies génétiques pour les enfants issus de ces unions ne sont que « légèrement augmentés ». Ce souhait de ne pas stigmatiser certaines communautés et leurs traditions a été relayé par différents médias, dont Le Figaro.
Au Royaume-Uni, les mariages entre cousins restent fréquents, notamment au sein des communautés sud-asiatiques. Le NHS insiste sur le fait que le personnel de santé ne doit pas décourager ces unions, qui sont souvent considérées comme une norme culturelle. Cette approche vise à réduire la culpabilisation ressentie par de nombreuses communautés musulmanes et sud-asiatiques, selon les déclarations du NHS.
Des risques minimisés ?
Cependant, malgré l’optimisme du NHS, des données soulignent des préoccupations majeures. Le Times a rapporté cette semaine que plus de deux enfants issus de mariages consanguins sont décédés chaque semaine en 2025, les enfants nés de cousins étant jusqu'à trois fois plus à risque de troubles génétiques. Le NHS ne conteste pas ces statistiques, mais demande de ne pas « exagérer » les dangers, affirmant que 98 % des enfants nés au Royaume-Uni ne souffrent d'aucune malformation congénitale.
Cette initiative du NHS pourrait susciter des débats au sein de la société britannique. Certaines voix, comme celle de l'expert en génétique Dr. Jean-Pierre Durand, soulignent que bien que le risque soit modeste, il est crucial d'informer les couples sur les potentielles complications génétiques.
En conclusion, le NHS marque un tournant dans le discours sur les mariages entre cousins, visant à allier respect des cultures et préoccupations de santé. L'avenir de cette politique reste à observer, alors que des discussions se poursuivent sur la responsabilité éthique de l'institution face aux enjeux de santé publique.







