Le maire de Nice, Christian Estrosi, a vigoureusement nié, ce samedi, des allégations selon lesquelles il serait atteint de la maladie de Parkinson. Qualifiant ces insinuations de « méthodes de barbouzes ignobles », il a présenté un certificat neurologique pour prouver sa bonne santé et dénoncer d'autres rumeurs le concernant et touchant son mariage.
« Ces méthodes abjectes, souvent relayées par certains médias, créent un climat de méfiance à l'approche des municipales », a-t-il déclaré, visiblement énervé. Confronté quotidiennement à des questions sur son état de santé, il a exprimé son exaspération face à la manière dont sa vie personnelle est exposée au public.
Estrosi, qui vise un quatrième mandat à la mairie, a remis aux journalistes une lettre d'un neurologue, affirmant qu'après des examens, il n'y a actuellement « aucun signe en faveur d'une maladie de Parkinson ou de tout autre trouble neurologique », comme rapporté par Le Figaro.
« Je ne laisserai rien passer »
Le maire a également abordé d'autres rumeurs insinuant une rupture avec son épouse, ainsi qu'une affirmation sur des « sommes mirobolantes » que le couple aurait perçues, qu'il a qualifiées de « pure fantaisie ». Ces accusations sont, selon lui, des attaques personnelles dont l'origine reste implicite mais visiblement dirigée vers Éric Ciotti, son rival politique.
« Je ne laisserai pas ces mensonges nuire à ma famille », a-t-il martelé, ajoutant que sa fille de huit ans avait dû être rassurée sur son état de santé face à ces rumeurs malveillantes.
Cette réaction intervient alors que la tension entre Estrosi et Ciotti s'intensifie, alimentée par des attaques réciproques et la diffusion de contenus embarrassants sur les réseaux sociaux, comme le note Le Monde.
Enquête sur favoritisme et corruption
Parallèlement, le parquet de Nice a confirmé l'ouverture d'une enquête préliminaire pour « favoritisme » et « corruption » liée à une commande de masques chirurgicaux durant la période de crise sanitaire en 2020. Selon Le Canard Enchaîné, des informations confirment le signalement d'un possible favoritisme concernant ces achats, qui s'élevaient à 1,1 million d'euros, bien que la ville insiste sur le fait qu'elle n'a « aucun lien contractuel » avec la société incriminée.
Récemment, Éric Ciotti a également été entendu suite à des accusations de fichage illégal, révélant ainsi un climat politique particulièrement tendu à l'approche des échéances électorales.







