Dans un discours, prononcé le 14 février 2026, Viktor Orban a juré de poursuivre son offensive contre ce qu’il qualifie de « pseudo-organisations civiles, journalistes, juges et politiciens achetés ». Le Premier ministre hongrois espère remporter les élections législatives prévues pour le 12 avril, malgré des sondages indiquant que son parti Fidesz est en retard derrière l'opposition regroupée sous le parti TISZA.
« La machine oppressive de Bruxelles fonctionne encore en Hongrie. Nous allons l’éliminer après les élections », a-t-il déclaré lors de ce discours critique, tout en appelant à l'unité des électeurs. « Nous avons travaillé dur, nos progrès sont visibles, néanmoins le chemin est encore long. Il est donc impératif de gagner cette élection », a-t-il insisté.
Orban a évoqué son admiration pour Donald Trump, affirmant que le président américain « s’est rebellé contre un réseau mondial qui entrave nos chances ». En continuant, il a suggéré que la Hongrie devait également « chasser l'influence étrangère qui compromet notre souveraineté ».
Âgé de 62 ans, Viktor Orban a également désigné son principal concurrent, Peter Magyar, comme « la marionnette de Bruxelles », soutenue par des intérêts multinationales. Il a averti que si l’opposition remportait la victoire, « les pockets des familles hongroises seraient vidées ».
Dans une réponse au discours d'Orban, Peter Magyar, âgé de 44 ans, a promis de lutter contre la corruption, accusant l’actuel gouvernement d’enrichissement personnel.
Par ailleurs, les critiques contre Orban se sont intensifiées, l’accusant de réduire au silence les voix dissidentes dans des domaines variés, de la justice au journalisme, en passant par la société civile. Des experts, comme ceux de Le Monde, soulignent l’impact préoccupant de ses politiques, qui visent à instaurer un « État illibéral » en Hongrie.







