La situation est alarmante à Lyon où un jeune homme de 23 ans a été victime d'une agression brutale, le laissant hospitalisé dans un état critique. Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de la lutte contre les discriminations, a qualifié cet incident d'« insupportable ». Les autorités ont lancé une enquête pour « violences aggravées » afin d’identifier les responsables de cette attaque, qui semble avoir visé Quentin D., un militant d'un groupe identitaire.
Selon des sources du groupe Némésis, à la pointe de l'identité féministe, l'agression aurait eu lieu alors que Quentin D. assistait à une manifestation contre une conférence de l'eurodéputée Rima Hassan, membre de La France Insoumise (LFI). Le groupe Némésis a accusé des militants d'extrême gauche, soulignant à plusieurs reprises leur implication dans ce type de violence. Cela a mis en lumière des tensions persistantes entre les factions politiques extrêmes en France.
Aurore Bergé a affirmé que le cas de Quentin D. est particulièrement tragique, notamment lors d'un événement marquant le 20e anniversaire de l'assassinat d'Ilan Halimi, un acte qui fait resurgir les questions d’antisémitisme, comme l’a souligné la ministre dans une déclaration.
Réactions politiques variées
Ce drame a suscité de vives réactions, notamment de la part de figures politiques de droite. Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (RN), a évoqué la nécessité de considérer ces milices d'extrême gauche comme des « terroristes ». De son côté, Jordan Bardella a appelé à une mobilisation collective, dénonçant la montée de la violence extrémiste dans les universités et autres institutions. Philippe Baptiste, le ministre de l’Enseignement supérieur, a exprimé son indignation demandant une vigilance accrue.
Dans une déclaration commune, plusieurs membres de l'opposition ont contesté l'influence et les actions de LFI, rappelant l'importance d'une réaction unie face à l'extrême violence.
LFI et ses condamnations
Rima Hassan a également pris la parole, dénonçant l'agression de manera ferme, tout en se distanciant de ceux qui ont été impliqués dans l’affrontement. Manuel Bompard, un député de LFI, a pour sa part condamné de manière catégorique toute forme de violence physique, affirmant que personne de son entourage n'avait interagi avec des groupuscules extrémistes.
La situation à Lyon illustre une montée de tensions au sein du paysage politique français. Alors que le pays se débat avec les défis de la violence politique, les réactions à cet incident tragique soulignent la nécessité d'une lutte collective contre l'extrémisme sous toutes ses formes. Pour suivre les développements de cette affaire et ses conséquences, restez connectés.







