Le 16 mars, le Tribunal pour Gaza a publié un rapport qui dénonce la complicité du gouvernement britannique dans ce qui est qualifié de génocide palestinien. Sous la présidence de Jeremy Corbyn, cette enquête met en lumière le manquement de Londres à son obligation de mettre un terme aux exportations d'armes vers Israël.
Jeremy Corbyn, ancien leader du Parti travailliste, souhaite briser la « campagne de mensonges et d'esquives » de son ancien parti. Lors de la présentation des conclusions du Tribunal, tenues à Westminster, il a affirmé que le gouvernement de Keir Starmer aurait dû arrêter toutes ses ventes d'armes à Israël pour prévenir un génocide, selon le rapport qui fait état de 112 pages d'interviews avec des avocats, des lanceurs d'alerte, et des victimes palestiniennes.
Une requête pour justice au sein des institutions internationales
Les co-auteurs, dont le juriste international Shahd Hammouri et la professeure Neve Gordon, soulignent que l'inaction de Londres a permis des atrocités, affirmant que le gouvernement britannique a contribué au massacre des civils palestiniens.
En se fondant sur des données recueillies dans le cadre d'une procédure auprès des Nations unies, ce tribunal a étudié les agissements du gouvernement Starmer, relevant qu'il a sollicité des justifications pour les attaques israéliennes, concluant à une violation du droit international uniquement dans un cas sur 413 examinés.
Le gouvernement britannique a certes instauré des sanctions contre certains colons israéliens, mais selon le rapport, « une trentaine de licences d'exportation d'armes ont été annulées sur un total de 350 ». La lentille porte également sur le soutien continu du Royaume-Uni aux industries militaires israéliennes, notamment avec les avions F-35.
Un appel urgent à la mobilisation
Lors de la présentation du rapport, Corbyn a insisté sur la nécessité de rendre justice aux Palestiniens, déclarant : « Nous ferons éclater la vérité concernant le rôle du Royaume-Uni dans ce génocide. » Alors même que le Royaume-Uni se distingue par sa répression des voix témoignant des violations des droits humains en Palestine, le rapport appelle à une enquête publique pour révéler la complicité gouvernementale.
En parallèle, des initiatives locales, comme la campagne « Votez Palestine 2026 », facilitée par Your Party, cherchent à ce que la cause palestinienne soit prise en compte dans les prochaines élections. Selon le quotidien britannique The Guardian, environ 1 200 candidats aux élections municipales ont soutenu cet engagement envers la Palestine.
Le Tribunal pour Gaza invite également le gouvernement à rendre publiques toutes les données sur ses licenciements d'exportations et à mener une enquête complète sur l'implication britannique dans le conflit, afin de garantir que de telles accusations ne soient pas ignorées à l'avenir.







