En pleine tourmente électorale, le maire sortant de Tulle, Bernard Combes, a surpris en annonçant la fusion de sa liste avec celle de l'Union de la gauche, qui rassemble communistes, écologistes et Insoumis. Cette décision se fait au mépris de la consigne explicite de François Hollande, qui avait demandé au Parti socialiste d'éviter toute alliance avec La France Insoumise.
À l'approche de la date limite pour le dépôt des listes, les alliances à gauche se multiplient. Combes, candidat divers gauche, entend ainsi unir les forces pour contrecarrer Laurent Melin, le candidat DVD arrivé en tête du premier tour avec 38 % des voix, contre 32,3 % pour lui. Cette stratégie vise également à faire face à « une droite ultralibérale » ainsi qu'à la menace du Rassemblement national.
Bernard Combes a souligné, dans une interview à Ici Limousin, que cette fusion représente une « liste de respect » où les composantes de gauche se retrouvent dans un nouvel équilibre. Bien que François Hollande ait exhorté les socialistes à mobiliser tous les électeurs sans alliance avec LFI, Combes semble convaincu que sa démarche est en phase avec les aspirations locales.
Au contraire, le député de Corrèze a répété son appel à l’unité sans alliance avec les Insoumis, affirmant sur France Inter : « On ne fait pas d’alliance et on mobilise tous les électeurs qui veulent faire gagner la gauche ». Ce désaccord au sein de la gauche locale met en lumière des tensions croissantes au moment où les choix stratégiques sont cruciaux pour l'avenir politique de la ville.
Face à une situation politique fluctuante, le candidat du Rassemblement national, Thierry Greck, qui a obtenu 12 % des voix, n’envisage pas de se rapprocher de Melin, qui lui-même reste ferme sur sa position. Dans un contexte de recomposition politique, Le Figaro indique que cette alliance pourrait redéfinir les dynamiques électorales en Corrèze et au-delà.







