Ce mardi 17 mars, la ville de Rouen a été le théâtre d'un exercice d'une importance capitale. Les pompiers de la Seine-Maritime ont sim simulé une évacuation d'œuvres au sein du Musée national de l'éducation (Munaé). Cette opération a été conçue pour évaluer l'efficacité du plan de sauvegarde des biens culturels (PSBC), essentiel pour assurer la préservation des œuvres en cas de sinistre.
Les menaces sur les œuvres des musées ne proviennent pas seulement des voleurs. En effet, le feu et les intempéries constituent également un danger réel. Le scénario de l'exercice prévoyait un départ de feu au troisième étage du bâtiment, qui s'est étendu à la toiture. Le capitaine Fabien Lecœur, en charge de la préservation des biens culturels au SDIS 76, a expliqué : "Le plan de sauvegarde est activé en parallèle aux opérations d'extinction".
À partir de 9 heures, une trentaine de pompiers étaient mobilisés autour du Munaé, un édifice datant du XVe siècle, célèbre pour son architecture en colombages. "Il est crucial de savoir quelles œuvres doivent être évacuées en priorité, en tenant compte de leur valeur patrimoniale", a mentionné Marie Brard, directrice du musée. Depuis l'incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, les musées sont de plus en plus attentifs aux protocoles de sécurité, et les PSBC sont devenus obligatoires pour les établissements classés.
Les œuvres les plus précieuses, comme certains tableaux ou un pivert empaillé, étaient évacuées en premier. D'autres objets, tels qu'une grande armoire vitrée, restent en place, recouverts d'une bâche ignifugée, afin de minimiser les risques de dommages en cas d'incendie. "C'est impressionnant", commentait Nicolas Coutant, directeur adjoint du Munaé. "On a l'habitude d'un environnement contrôlé. L'urgence des situations nous rappelle l'importance de la protection des œuvres".







