Israël a déclaré mardi avoir éliminé Ali Larijani, un des hommes forts de la sécurité en Iran, connu pour son rôle central dans la stratégie iranienne au Moyen-Orient depuis le début de la guerre à la fin de février, suite à une opération israélo-américaine.
À ce stade, Donald Trump semble revoir ses demandes de soutien militaire international pour sécuriser le détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale. Il a exprimé sur son réseau Truth Social que "la plupart de nos alliés de l'OTAN ne souhaitent pas s'engager" dans l'opération contre le régime iranien, qualifiant cela d'une "erreur vraiment stupide".
"Nous n'avons plus besoin de l'aide de l'OTAN. En réalité, nous n'en avons jamais eu besoin", a-t-il ajouté, mentionnant le Japon, l'Australie et la Corée du Sud comme pays ayant décliné ses requêtes.
Du côté iranien, les autorités n'ont pas encore confirmé la mort d'Ali Larijani, bien que des sources israéliennes, y compris le ministre de la Défense Israël Katz, aient rapporté son décès. En réaction, les autorités ont incités les Iraniens à descendre dans la rue contre ce qu'ils désignent comme des "complots" ennemis, comme le montre l'afflux de manifestants révélé par la télévision d'État.
Selon un responsable militaire israélien s'exprimant sous l'anonymat, Larijani était devenu "le dirigeant effectif" de l'Iran, en particulier au cours des deux dernières semaines. Même avant sa mort présumée, il était perçu comme le décideur derrière de nombreuses stratégies iraniennes.
L'ancien parlementaire avait été aperçu publiquement à Téhéran vendredi, affirmant que "le problème de Trump est qu'il ne saisit pas que le peuple iranien constitue une nation forte et résiliente".
Peu après l'annonce israélienne, ses réseaux sociaux ont diffusé un message rendant hommage aux 84 soldats décédés lors de l'attaque d'une frégate par les États-Unis le 4 mars. Au début du conflit, les frappes israélo-américaines avaient déjà causé la mort de figures importantes du gouvernement iranien, y compris le guide suprême Ali Khamenei, remplacé par son fils Mojtaba, qui reste introuvable en public.
On ignore encore la situation de Khamenei, des déclarations américaines laissant entendre qu'il pourrait être gravement blessé. D'autres rapports évoquent l'élimination d'une figure importante du Bassidj, Gholamréza Soleimani, par les forces israéliennes.
Par ailleurs, la Turquie a condamné les "assassinats politiques" attribués à Israël, en les qualifiant de contraires aux lois de guerre, alors que la violence se propage à travers le Moyen-Orient.
En Irak, malgré les efforts pour maintenir une neutralité dans le conflit, des groupes pro-iraniens revendiquent quotidiennement des offensives contre les intérêts américains, tandis que les frappes israéliennes continuent de s’accumuler.
Concernant la situation au Liban, les autorités rapportent plus de 900 victimes, dont des enfants, dans les frappes israéliennes depuis ce début de conflit, augmentant ainsi la tension dans la région.
L'Iran, pour sa part, intensifie ses attaques à l'encontre de ses voisins du Golfe. Donald Trump a récemment exprimé sa surprise face à la riposte iranienne, reconnaissant que l'Iran ne représentait plus une menace immédiate pour les États-Unis.
Ce récent développement soulève des questions sur l'économie mondiale, le détroit d'Ormuz étant vital pour le transit du pétrole et du gaz naturel, et son blocage pourrait engendrer des répercussions sur l'ensemble du marché énergétique.







