Le maire Les Républicains, Yves Foulon, réélu dès le premier tour, a présenté ses excuses après la diffusion d'une vidéo où il insulte son adversaire Vital Baude. Cependant, il a qualifié cette situation de "coup monté".
Ses remarques ont été largement critiquées par la classe politique, notamment par le président de son parti. Dans un communiqué du 18 mars, Yves Foulon a déclaré que "personne ne peut croire qu'un candidat se promène équipé d'un micro dissimulé et d'une caméra cachée", faisant référence à la vidéo publiée par le média en ligne Vakita.
Foulon a assuré que Vital Baude, son rival écologiste, lui a "pris à partie" lors d'un échange houleux, ce qui n’apparaît pas dans la vidéo. Il a également évoqué des agressions répétées au cours de leurs interactions dans le cadre des conseils municipaux.
Yves Foulon a affirmé que son adversaire avait violé sa vie privée en publiant des informations personnelles dans sa documentation de campagne, ce qui aurait perturbé sa famille. Malgré cela, il n'est pas fier de son comportement : "Tout cela est inacceptable et a entraîné un comportement que je regrette profondément". Il a ajouté que la pression et le stress avaient influencé ses réactions.
"Ça va être terrible pour vous"
Dans la vidéo, Foulon est vu en train de proférer des insultes telles que "fils de pute" ou "d'enculé" à l'encontre de Vital Baude, tout en évoquant une dispute liée à une affaire immobilière. Les tensions se sont intensifiées lorsqu'il a déclaré : "Si je pouvais vous coincer derrière les poubelles, ça me ferait plaisir de vous mettre une branlée".
La réponse de Baude a été immédiate : "Vous ne pouvez pas parler comme ça, Monsieur le maire". L'élu LR a rétorqué : "Ça va être terrible pour vous et votre famille" et a continué à insulter Baude.
Bruno Retailleau, président des LR, a qualifié ces propos d'"inacceptables" et a appelé Foulon à s'excuser. Il a par ailleurs évoqué le contexte de cette altercation, soulignant l'impact de la diffusion de données personnelles sur la vie privée.
De son côté, Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, a exigé la démission immédiate d'un élu qu'elle qualifie de "honte pour la République". D'autres, comme Olivier Faure, ont demandé au parti de prendre des mesures à l'encontre de Foulon. Une enquête a été ouverte pour menace et injures non publiques, suite à la plainte de Baude.
Lors du premier tour des municipales, le maire Foulon a obtenu 66,51% des voix, tandis que Vital Baude n'a recueilli que 20,45%. La situation met en lumière les tensions croissantes dans le paysage politique local.







