Lors d'un entretien avec France Inter le 28 mars, Marine Tondelier a déclaré : "La balle est dans le camp des socialistes." Son appel survient dans un contexte de divergences croissantes au sein du Parti socialiste (PS) suite aux récentes élections municipales. Elle avise que l'avenir de la gauche repose sur la capacité du PS à s'unir autour d'un candidat unique pour 2027, avertissant d'un potentiel "spectacle affligeant" à venir lorsqu’il est séparé.
"On ne pourra pas gagner seul, ni nous, ni eux. Je souhaiterais qu'ils aient conscience de cela malgré les conflits internes qui se présentent actuellement," a-t-elle affirmé.
Olivier Faure et Marine Tondelier prônent la primaire
Les tensions au sein du PS se sont intensifiées suite aux élections municipales, marquées par des débats sur les partenariats avec La France insoumise. Alors que le premier secrétaire Olivier Faure soutient l'organisation d'une primaire de gauche le 11 octobre, il fait face à une opposition au sein de son parti, des membres remettant en question l'efficacité d'une telle initiative sans des figures majeures comme Raphaël Glucksmann.
"Nous avons décidé ensemble d'œuvrer pour cette primaire," a déclaré Tondelier, "mais maintenant, la responsabilité incombe aux socialistes." Cette déclaration fait écho à un appel entre Tondelier et Faure pour une coalition.
Un pique à François Hollande
Tondelier a également critiqué ceux qui s'opposent à la primaire, arguant qu'ils n'ont pas proposé de solution pour l'avenir. "Si ils renversent Olivier Faure, ils passeront des mois à se battre sur qui devrait prendre sa place," a-t-elle averti, se référant ici à François Hollande, qui demeure sceptique quant à la collaboration avec les Écologistes.
"Les annonces autoritaires de certains leaders au PS ne sont pas à l'avantage de l'unité que nous recherchons," a-t-elle ajouté.
En prévision, Tondelier prévoit de publier un manifeste intitulé "Ce que nous vous devons" pour soutenir la cause de la primaire. Elle exprime une grande inquiétude face à la montée des tensions entre socialistes et insoumis, craignant des dommages irréparables à l'avenir politique de la gauche.
"Dans un champ de bataille, les mines restent même après que la guerre soit finie. Ce qui se passe maintenant pourrait créer une division durable," a-t-elle mis en garde, ajoutant que les électeurs ne partagent pas cette irréconciliation, contrairement à certains dirigeants.







