Pour la première fois, la signature de Donald Trump apparaîtra sur tous les billets de banque des États-Unis, une décision qui suscite à la fois fascination et controverse. Cette initiative, selon la presse internationale, fait honneur à sa tendance à vouloir laisser une empreinte indélébile sur Washington.
« Trump a occupé une grande partie de son mandat à multiplier les efforts pour rendre sa marque omniprésente », commente Vanity Fair. En effet, on se souvient de ses nombreuses interventions, telles que la décoration de la Maison-Blanche avec des accents dorés et l’ajout de son nom dans des lieux emblématiques. Pourtant, cela ne semblait pas suffire à l’ancien président.
Désormais, « le département du Trésor prévoit de faire figurer sa signature sur les billets de banque, un changement sans précédent depuis 165 ans », indique le magazine. Les nouveaux billets, en commençant par la coupure de 100 dollars, devraient être en circulation dans les mois à venir. Trump remplacera ainsi la signature du Trésorier.
Un exemple de mégalomanie ?
Cette initiative marque une première historique : la présence d'une signature présidentielle sur la monnaie américaine. À côté de celle du ministre des Finances, Scott Bessent, la signature de Trump remplace celle de Brandon Beach, le trésorier sortant.
Comme souligne The Daily Beast, ce « plan extravagant » s’inscrit dans une série d’objets que Trump a baptisés à son nom. L’ancien président, fervent défenseur de son héritage, pourrait être considéré comme un « mégalomane » par certains critiques. « Trump est toujours en quête de reconnaissance et n'hésite pas à apposer son nom partout », juge New York Magazine.
Réactions mitigées
Les réactions à cette nouvelle ne se font pas attendre. National Review ironise en demandant : « Avez-vous profité du renouveau économique de l’Âge d’Or ? », alors que les ménages américains peinent à faire face à la hausse des prix. De son côté, le journaliste Jim Geraghty fait remarquer : « Si j'apposais mon nom sur la monnaie, je penserais à calmer les bruits d'inflation », soulignant les défis économiques actuels.
Enfin, l’initiative de Trump n’est pas qu’un simple coup d'éclat. « La semaine dernière, la Commission des beaux-arts a approuvé une pièce commémorative à l'effigie de Trump pour célébrer le 250e anniversaire des États-Unis », rappelle Vanity Fair, montrant ainsi que la recherche de reconnaissance personnelle continue de dominer l’agenda de l’ancien président.







