Un mois de guerre au Moyen-Orient amène les États-Unis à exprimer leur souhait de tenir des pourparlers avec l'Iran dans les jours à venir afin de mettre fin au conflit. "Nous espérons vraiment qu'il y aura des réunions cette semaine", a déclaré l'émissaire américain Steve Witkoff lors d'un forum à Miami.
Le conflit, déclenché le 28 février par des frappes américano-israéliennes, a eu des conséquences dévastatrices pour les populations civiles et perturbe gravement les marchés du gaz et du pétrole, affectant ainsi l'économie mondiale.
Lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 près de Paris, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a évoqué une potentielle fin proche des opérations américaines. Selon lui, lorsque les États-Unis "en auront fini" avec l'Iran, le pays sera "plus affaibli qu'il ne l'a été dans l'histoire récente".
Le secrétaire d'État a également soutenu que les objectifs américains pourraient être atteints sans déployer de troupes au sol. Cependant, des sources comme le Wall Street Journal et Axios rapportent que Washington envisage d'envoyer au moins 10 000 soldats supplémentaires dans la région.
Le vice-président iranien, Esmael Saghab Esfahani, a averti sur X que si des forces américaines envahissent le sol iranien, le prix du pétrole pourrait grimper à 150 dollars le baril.
Un responsable de la sécurité iranienne, cité par les médias, a également prévenu que toute opération militaire dans le détroit d'Ormuz entraînerait sa "fermeture immédiate pour une durée indéterminée".
Les Houthis, alliés de Téhéran au Yémen, ont annoncé qu'ils interviendraient si les attaques contre l'Iran se poursuivent. Les ministres du G7 ont réaffirmé la "nécessité absolue" de rétablir la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz, un passage crucial pour l'économie mondiale.
Donald Trump a exprimé ses frustrations concernant le manque de soutien de ses alliés de l'OTAN pour les opérations américaines, évoquant la possibilité que Washington ne puisse pas répondre à leurs besoins futurs.
Cela dit, la volonté de continuer les combats reste palpable de chaque côté. Israël a récemment frappé deux installations nucléaires iraniennes, tandis que l'Agence internationale de l'énergie atomique a demandé une "retenue militaire" pour éviter tout accident. Des explosions ont également eu lieu à Téhéran, où l'armée israélienne a annoncé avoir ciblé des "cibles du régime".
Les pertes civiles continuent de monter, avec un homme tué à Tel Aviv, alors que les tensions persistent. Un habitant de Téhéran, la dentiste Ensieh, a exprimé son désespoir face à la situation: "Nous sommes pris en étau entre trois puissances devenues folles".
Le Liban, déjà fragile, est également en proie à une crise humanitaire croissante après l'entrée en guerre du Hezbollah, soutenu par l'Iran. Le HCR a dressé un bilan alarmant, soulignant le risque de catastrophe humanitaire pour plus d'un million de personnes déplacées dans le pays.







