l'essentiel
Du 31 mars au 3 avril, Emmanuel Macron s'envole vers le Japon et la Corée du Sud. Cette mission vise à consolider la présence de la France en Indopacifique, un secteur où les tensions internationales s'intensifient. La rencontre avec des leaders régionaux met l'accent sur la coopération technologique, les enjeux économiques et une sécurité globale renforcée.
Loin des débats intérieurs, Emmanuel Macron entreprend ce voyage en Asie, suite à l'enchevêtrement des crises géopolitiques. Par ces visites, la France cherche non seulement à affiner sa stratégie indopacifique, mais aussi à renforcer ses alliances avec ces deux pays clés de la région.
Au Japon : focus sur l'intelligence artificielle et le nucléaire
Ce déplacement au Japon, marqué par une histoire d'échanges bilatéraux significatifs, a pour objectif de fortifier un « partenariat d'exception. » Les discussions s'orienteront particulièrement sur la défense, en réponse à un environnement sécuritaire volatile.
Les technologies disruptives comme l'intelligence artificielle, le quantique et la décarbonation seront aussi à l'ordre du jour. La France, avec sa communauté de 17 000 citoyens dans le pays, vise à intensifier ses échanges économiques, qui ont atteint 8,4 milliards d'euros en 2023.
Emmanuel Macron doit rencontrer des dirigeants de grandes entreprises, tels que ceux de SoftBank et Horiba, et environ soixante accords de coopération devraient être finalisés. En matière de nucléaire civil, un domaine où les technologies françaises sont prépondérantes, des accords supplémentaires seront également discutés.
Vers la Corée du Sud : une première depuis 2015
La visite en Corée du Sud revêt une importance particulière, étant la première mission présidentielle depuis 2015. Elle célèbre le 140e anniversaire des relations diplomatiques entre Paris et Séoul. Ce pays émerge comme un partenaire stratégique dans plusieurs secteurs d’avenir, notamment les semi-conducteurs et les technologies vertes.
Les échanges entre la France et la Corée du Sud sont en pleine expansion, atteignant 8,4 milliards d'euros. Environ 350 entreprises françaises participeront dans le cadre d'un forum économique à Séoul, où Emmanuel Macron rencontrera les ténors de l'industrie, comme Samsung et Hyundai Motor, pour renforcer les relations économiques.
Questions stratégiques : tensions internationales en toile de fond
Les discussions aborderont aussi des crises d'envergure, notamment la guerre en Ukraine et les tensions en Corée du Nord. Les experts affirment que la France doit jouer un rôle clé dans la sécurisation du détroit d’Ormuz, qui est vital pour les importations de pétrole japonais et coréens.
Ce déplacement s'inscrit dans la continuité d'une politique étrangère française cherchant à établir une présence durable en Indopacifique, avec un déploiement de 7 000 militaires et une stratégie axée sur la défense, le multilatéralisme et l’environnement. Emmanuel Macron y affirme la position résidente de la France et sa volonté d'initiative dans un contexte de tensions croissantes.







