Ce lundi 30 mars, lors d'une conférence de presse, la candidature d'Olivier Grima pour la présidence de l'Agglomération a suscité des réactions ferventes, notamment de la part du nouveau maire d'Agen, Laurent Bruneau.
« Je pensais que l’Agglomération était transpartisane. Aujourd’hui, je constate que la droite se compte », a déclaré le maire. Tout juste élu, Bruneau n'hésite pas à se lancer dans une nouvelle bataille politique : celle de la présidence de l'Agglomération. Il a proposé à Grima un poste de vice-président, mais sa proposition a été fermement rejetée.
Bruneau, qui est également maire de Castelculier, évoque l'importance de la présidence de l’Agglomération, arguant qu’une administration commune administrée par un autre maire que celui de la ville centre pourrait placer Agen sous une forme de tutelle. « Tous les services dépendent aujourd’hui de l’administration commune », explique-t-il, citant les domaines de l'informatique, du juridique et de l'urbanisme.
Le risque d'une « défusion » est sur la table, bien que cela ne soit pas l'option privilégiée par le maire. « Nous avons évalué cette option à 12 millions d'euros sur le mandat. L’Agglomération et la Ville ont tout à perdre ! »
10 jours pour convaincre
Bruneau commence une tournée pour rencontrer les maires des communes voisines, comprenant La Sauvetat-de-Savère et Caudecoste, afin de défendre son projet. « Le Fonds de solidarité territoriale ne disparaîtra pas », rassure-t-il, tout en abordant d'autres projets, comme la gestion des digues.
Il essaie de démontrer que le fait qu'un maire puisse être à la tête de la ville centre et de l'Agglo ensemble est un facteur déterminant pour une meilleure cohésion. Selon lui, les cas où cette option n'est pas respectée, notamment à Marmande, montrent une complexité accrue dans la gestion intercommunale.
« J'ai été souvent caricaturé pour être opposé au développement économique, mais il est possible de soutenir l’Agglo sans aller à l'encontre des bonnes pratiques écologiques », insiste Bruneau. Les discussions sur des projets comme la LGV sont également essentielles. « Je n’ai jamais dit que j’étais contre, la gare en dehors d'Agen est l'erreur », déclare-t-il.
Avec le soutien d'Alain Rousset, président de la région Nouvelle-Aquitaine, et des liens construits avec Carole Delga, présidente de la région Occitanie, Bruneau semble vouloir montrer qu'il est un acteur clé du développement régional. Le Technopole Agen-Garonne est aussi sur son radar, car il estime qu'un simple déménagement d'entreprises ne suffit pas à revitaliser la zone.
Le temps presse pour ces candidats en compétition, avec seulement dix jours restants pour convaincre leurs pairs de leur vision pour l’Agglo. Les enjeux sont non seulement politiques mais touchent également à la gestion et au développement économique de la région.







