Deux mois après le tragique décès de Quentin Deranque, le mouvement antifasciste la Jeune Garde a saisi le Conseil d'État pour demander l'annulation de son décret de dissolution prononcé en juin 2025.
Le 3 avril, le Conseil d'État s'est penché sur le recours formulé par Paul Mathonnet, avocat de la Jeune Garde. Ce recours intervient après la mort de Quentin Deranque, victime d'un lynchage à Lyon. La Jeune Garde exige l'annulation du décret présidentiel du 12 juin 2025, qui marque la dissolution du groupe, comme le rapporte BFMTV.
Lors de cette audience, l'ancien ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, et le président de la République avaient accusé la Jeune Garde de violences récurrentes. Bien que le lynchage de Quentin Deranque soit survenu après la dissolution, cet événement pèse considérablement dans les débats judiciaires.
Un événement "pas dans l’ADN de La Jeune Garde"
Paul Mathonnet insiste sur la nécessité de faire preuve de "prudence" quant aux circonstances entourant la mort de Deranque. Selon lui, il est "impossible" d'établir un lien direct entre cet incident tragique et les activités de la Jeune Garde. Il soutient que l'événement est totalement contraire à la philosophie du mouvement qui vise à combattre la violence.
De son côté, le Conseil d'État évoque une "dérive totalitaire" au sein de La Jeune Garde, affirmant que le groupe ne se limite pas à défendre ses idées, mais tend à éliminer toute opposition de l'espace public, évoluant ainsi vers une forme de milice.







