l'essentiel
Depuis le début de la polémique sur la carte scolaire du Lot, le député Aurélien Pradié (LR) n'avait pas encore pris la parole. Ce jeudi 9 avril, il a organisé une conférence de presse à sa permanence à Cahors pour exprimer son indignation. Selon lui, la logique financière du gouvernement met en péril l'éducation dans la région. Il a annoncé son intention d'engager une grande réunion avec les maires de la circonscription pour élaborer un projet éducatif durable.
"Il faut que l’on arrête de subir !" a martelé le député, une indignation clairement partagée par le maire de Lalbenque, Sébastien Nodari, présent à ses côtés. Cette carte scolaire prévoit en effet la fermeture de 12 classes, un coup dur pour les élèves et les familles locales.
"C’est une mascarade de consultation. Sophie Sarraute [la Dasen – NDLR] ne m’a contacté qu’une seule fois pour échanger sur son projet, et depuis, le dialogue est rompu. C'est inacceptable", a déclaré le parlementaire, qui rejette cette approche unilatérale.
Une concertation entre élus pour coordonner un contre-projet
Afin de contrer le projet de fermeture, Aurélien Pradié plaide pour une concertation réunissant tous les élus et les représentants des parents d'élèves. L'objectif est de proposer un contre-projet inspiré des initiatives réussies de 2018, où tous les postes avaient été préservés malgré des prévisions démographiques alarmantes. "Le ministre semble vouloir abandonner la règle d’or du 'pas de fermeture sans accord du maire'. Nous devons mettre un terme à cette logique comptable qui nuit à l'éducation !", a-t-il insisté. Une réunion est déjà prévue le vendredi 17 avril à 19h30 à la mairie de Lalbenque pour commencer à structurer cette contre-attaque.
Malgré cela, le conseil départemental de l'Éducation nationale devrait adopter la carte scolaire actuelle le lundi 13 avril. Pour Pradié, le climat de peur qui entoure cet événement n’est qu’une stratégie d’intimidation. "Les discussions peuvent se poursuivre jusqu’en juin, nous ne nous laisserons pas faire", a-t-il affirmé avec détermination.
Les fractures politiques entre les élus pourraient compliquer ces concertations, mais Sébastien Nodari reste optimiste : "L’école est l’un des rares sujets sur lesquels il est possible d’arriver à un accord. Nous devons mettre nos divergences de côté pour l’avenir des enfants". Il déplore également ne pas avoir été contact par Mme Sarraute concernant son projet.
Les syndicats de l’éducation demeurent mobilisés. Bien que l'intersyndicale n'organise plus de manifestations, la CGT Éduc'action prévoit une action devant la préfecture le lundi 13 avril, soulignant que le combat pour l’éducation est loin d’être achevé.







