Au cours de la promotion de son ouvrage, récemment paru aux éditions de l'Observatoire, le 23 avril dernier, Gabriel Attal a déclaré avoir dû "se blinder ces dernières années". Il a évoqué un "torrent de haine homophobe" qu'il a subi après la publication des extraits de son livre, dans lequel il aborde son homosexualité et sa vie amoureuse avec Stéphane Séjourné, vice-président exécutif de la Commission européenne.
Sur Instagram, Gabriel Attal a partagé des messages haineux lu sur les réseaux, dont un lui déclarant que les Français ne souhaitent pas un président "tapette". L'ancien Premier ministre a déploré que ce ne soit pas la première fois qu'il fasse face à de tels commentaires. "Cette homophobie ne représente pas notre pays", a-t-il insisté lors de son intervention.
Une question de transparence
Lors de son passage sur RTL, Attal a expliqué son choix de s'exprimer publiquement sur son homosexualité par souci de transparence. "Quand vous n'en parlez pas vous-même, d'autres le font à votre place", a-t-il ajouté.
Il a également constaté un double standard dans la perception médiatique des relations amoureuses des personnalités publiques. "Lorsqu'un homme politique hétérosexuel évoque son couple, cela est perçu comme de la transparence, tandis que pour un couple d'hommes, cela devient de l'impudeur".
En octobre 2025, il avait déclaré dans un documentaire que la France était prête à élire un président homosexuel. Cependant, alors qu'il nourrit des ambitions pour l'élection présidentielle de 2027, il souhaite encore jongler avec cette question, laissant planer le doute sur sa candidature.
En évoquant ces défis, Gabriel Attal reste optimiste et affirme : "Quand j'ai été nommé Premier ministre et que j'étais le premier chef de gouvernement à afficher mon homosexualité, j'ai réalisé à quel point cela était devenu habituel dans notre société".







