Lors d'un entretien accordé à BFMTV, le 29 avril 2026, Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement national (RN), a exprimé le désir du parti d'affronter Édouard Philippe lors de l'élection présidentielle de 2027, et non Jean-Luc Mélenchon, considéré comme le "candidat du rejet".
Chenu a balayé d'un revers de main l'éventualité que Marine Le Pen ne puisse pas se présenter à cause de son procès pour emploi fictif, et a mis en avant un appel de la candidate relayé par Libération le 28 avril. Pour Chenu et d'autres figures de l'extrême droite, Édouard Philippe représente le concurrent idéal.
Permettre aux électeurs de choisir
Le vice-président du RN a argumenté qu'un affrontement avec Philippe offrirait à Marine Le Pen une "élection de choix", contrairement à un duel avec Mélenchon qui ne laisserait aux électeurs d'autre solution que de voté par "le rejet". Chenu a ajouté sur BFMTV que Philippe, désormais de plus en plus aligné à droite, incarne un "fiasco" sous des airs de sérieux.
Il a souligné que le bilan d'Édouard Philippe, Premier ministre, se caractérise par une "baisse de la croissance, une hausse de la contribution sociale généralisée, les 80 km/h sur routes départementales, les mouvements des Gilets jaunes, et l'augmentation de l'âge de la retraite à 67 ans," illustrant ainsi ce "fiasco" dont il parle.
Préféré à Jean-Luc Mélenchon
Bien que le RN ne désigne son candidat qu'à partir du 7 juillet, en attendant la décision de la cour d'appel de Paris concernant Marine Le Pen, Chenu croit fermement qu'un duel avec Philippe permettrait aux électeurs de s'exprimer clairement en votant pour deux programmes distincts.
À l'inverse, il redoute qu'un affrontement avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon contraigne les électeurs à voter davantage pour contrer un candidat que par réelle conviction.







