À un an de l'élection, le Rassemblement national continue de rencontrer des difficultés pour obtenir un prêt, une situation dénoncée par Sébastien Chenu sur BFMTV-RMC. Fustigeant une "indécence" démocratique, il a déclaré : "La démocratie a un coût. Qui peut accepter que le premier parti de France ne puisse pas se financer ?"
Le RN a historiquement eu recours à des prêts étrangers, comme celui pris en Hongrie pour financer la campagne de Marine Le Pen en 2022. Cependant, Chenu insiste sur la nécessité de passer par des banques françaises : "Nous faisons actuellement le tour des établissements en priorité. Nous espérons qu'une d'entre elles jouera son rôle dans le jeu démocratique".
Un appel à la responsabilité des banques
Chenu interpelle également d'autres figures politiques engagées dans la prochaine présidentielle. Il a critiqué les déclarations d'Edouard Philippe et Gabriel Attal sur la démocratie, les sommant de faire pression pour obtenir un financement pour tous les candidats : "C'est leur boulot !" Dans ce contexte, il a cité Daniel Baal, président du Crédit Mutuel, qui a reconnu sur l'antenne de RTL que le refus des banques de prêter peut poser question du point de vue démocratique. "C'est un problème qui mérite d'être discuté", a-t-il précisé.
Le Rassemblement national se prépare pour 2027
Sur les réseaux sociaux, Marine Le Pen a exprimé des préoccupations similaires, soulignant que seules les banques peuvent financer une campagne présidentielle. "À moins de dons, limités, que faire dans ces circonstances ?"
Chenu a également affirmé que le RN vise à se retrouver en finale avec un représentant du "bloc central", comme Édouard Philippe, pour éviter un match de rejet face à des candidats comme Jean-Luc Mélenchon. Pour lui, ce duel serait plus clair, permettant aux Français de juger des réalisations réelles.
La situation de financement du RN soulève des interrogations non seulement sur l'accès à la démocratie, mais aussi sur l'avenir de l'engagement politique en France. Alors que la présidentielle de 2027 approche, la question du financement continue d'être un sujet brûlant.







