Après la publication du rapport sur l'audiovisuel public le 5 mai, le député MoDem Erwan Balanant a exprimé ses réserves dans "La Matinale", affirmant que ce texte ne reflète pas fidèlement les auditions menées. "Il y a des angles morts et des sujets d'importance qui ont été totalement omis," déplore-t-il.
Ce rapport controversé, rédigé par le député ciottiste Charles Alloncle, présente près de 70 recommandations, mais Balanant souligne qu'il ne traite pas de questions fondamentales telles que le rôle de l'audiovisuel public et son impact économique. "Aucun mot sur les téléspectateurs, ni sur l'apport économique de l'audiovisuel public," précise-t-il. "Il y a une volonté claire d'affaiblir l'audiovisuel public, en raison de considérations idéologiques."
Dans un contexte médiatique en pleine transformation, où les plateformes numériques jouent un rôle prépondérant, le député s'inquiète de l'absence de réflexion sur l'évolution de l'accès à l'information. "Le rapport semble ignorer ces évolutions majeures de notre paysage médiatique," dit-il.
Quant à la question de la neutralité politique, l'une des recommandations du rapport, Balanant souligne que les chartes d'engagement sont déjà en place. "Charles Alloncle, malgré son éloquence, ne semble pas maîtriser la complexité du secteur. Sa suggestion de renommer les leaders de chaînes par le président de la République révèle une méconnaissance du fonctionnement de l'audiovisuel public," déclare-t-il.
Les rapports récents indiquent également que la nomination des dirigeants par l'État pourrait engendrer des soupçons de collusion politique, comme le souligne Balanant. "Ce retour en arrière va à l'encontre des normes européennes qui stipulent l'indépendance des dirigeants des médias financés par l'État. Ce rapport semble satisfaire des groupes d'extrême droite, mais ce n'est pas notre rôle en tant que parlementaires, c'est de contribuer à améliorer la vie des Français," conclut-il.
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