Le 26 mai, l'Iran a clairement exprimé ses inquiétudes suite à des frappes nocturnes menées par les États-Unis dans le sud du pays, les qualifiant de « violation flagrante » du cessez-le-feu. Téhéran a mis en garde Washington contre d'éventuelles représailles. Malgré cette escalade, des commentateurs internationaux estiment que ces incidents ne mettront pas en péril les négociations en cours entre les deux nations.

Comme l'indique The New York Times, cette déclaration vient « injecter encore davantage d'incertitude dans un contexte diplomatique déjà fragile ». Le ministère iranien des Affaires étrangères a en effet qualifié les frappes américaines comme une « abhorration » qui ne restera pas sans réponse.

Il est essentiel de noter que l'armée iranienne n’a pas annoncé de mesures de représailles concrètes, laissant supposer qu'elle a choisi de ne pas laisser ces actions compromettre un accord qu'elle souhaite présenter comme un grand jalon de son histoire de résistance. The Guardian a observé que, bien que les frappes aient causé la mort de quatre soldats iraniens, « malgré ces offensives, les négociations se poursuivent ».

Ce paradoxe de tensions militaires en parallèle aux discussions diplomatiques semble caractériser la phase actuelle des pourparlers, où chaque partie continue d’exercer une pression, comme l'indiquent les analyses d'L’Orient - Le Jour.

Marco Rubio, secrétaire d'État américain, a récemment déclaré qu'un accord pourrait être finalisé sous « quelques jours », tout en insistant sur l'importance de rétablir la circulation dans le détroit d'Ormuz, actuellement bloqué par l'Iran. The Hill précise que cette situation a conduit Donald Trump à convoquer un conseil des ministres exceptionnel à Camp David, bien que cette réunion ait été reportée en raison de conditions météorologiques défavorables.

Escalade au Liban

Parallèlement, de hauts responsables iraniens ont confié au New York Times que tout éventuel accord avec les États-Unis devrait également mettre fin aux combats au Liban. Cependant, l'armée israélienne a intensifié ses opérations, conduisant à une série de frappes et à des appels à évacuer des villages dans le sud du Liban, malgré le cessez-le-feu en place.

Les nouvelles attaques ont fait au moins 31 victimes, y compris des enfants, comme l'a rapporté le ministère libanais de la Santé. En outre, Israël a élargi ses opérations terrestres contre le Hezbollah, dépassant les zones convenues, selon le Jerusalem Post.

Cette escalade semble indiquer qu'Israël ne prend pas à la légère un cessez-le-feu demandé par l'Iran pour conclure un accord avec les États-Unis. À ce sujet, L’Orient - Le Jour a évoqué que cette friction pourrait nuire à la position de Benyamin Nétanyahou, particulièrement dans un contexte préélectoral où ses rivaux tentent de capitaliser sur sa vulnérabilité.