Alors qu'un conseil fédéral des Écologistes est prévu samedi 6 juin, la secrétaire nationale du parti appelle le PS à clarifier sa position sur une participation à une primaire de la gauche en vue de l'élection présidentielle de 2027, souligne BFMTV.
"Nous avons tout mis en œuvre pour la primaire", a affirmé Marine Tondelier devant des journalistes, dont ceux de BFMTV, le 5 juin, à l'approche d'un conseil fédéral. La secrétaire nationale défend avec détermination, depuis plusieurs mois, l'organisation d'une primaire de la gauche pour désigner un candidat unique à l’Élysée.
Blocages internes au PS
Avec moins d’un an avant la présidentielle, cette idée semble compromettre. Au sein du Parti Socialiste, le secrétaire national Olivier Faure, favorable à la primaire, doit jongler avec des réticences. Notamment, Raphaël Glucksmann, leader de Place Publique, s’y oppose activement.
Face à ces obstacles, Olivier Faure a proposé un processus en deux temps: d’abord au sein de l’arc social-démocrate, puis avec le reste de la gauche, à l'exception de La France insoumise (LFI). Les militants socialistes doivent voter d’ici le 9 juillet sur cette stratégie, déjà rejetée par Glucksmann.
“Ça fait six mois qu’on attend”
Le 5 juin, Marine Tondelier a ainsi interpellé ses alliés : "Les militants socialistes doivent maintenant faire un choix et le Parti socialiste doit prendre ses responsabilités. S'ils préfèrent une aventure solo ou une union centriste plutôt qu'une véritable union de la gauche et des écologistes, ce sera leur décision. Mais nous n’en ferons pas partie."
Sandrine Rousseau, députée écologiste, a ajouté : "Ça fait six mois que nous attendons du PS, qui semble hésiter à agir." Les Écologistes se fixent la date limite du 30 octobre 2026 pour organiser cette primaire de manière aussi inclusive que possible. À défaut, un nouveau conseil fédéral devra décider du sort et de la candidature des Verts pour la présidentielle.







