Ce week-end, le conseil fédéral des Écologistes a voté une motion stipulant que tout adhérent se présentant contre un candidat désigné par le parti, ou soutenant un autre candidat, pourrait être exclu. Cette décision cible particulièrement des figures comme Yannick Jadot.
À l'approche de la présidentielle, et avec Marine Tondelier déclarée candidate, Jadot exprime son refus de participer à une primaire de la gauche, tout en renforçant ses liens avec Raphaël Glucksmann, un potentiel compétiteur pour 2027.
Une exclusion définitive prévue pour les candidats dissidents
Le texte adopté propose une exclusion définitive pour quiconque se présenterait contre le candidat du parti. Ce mouvement, soutenu par 69,6% des voix au sein du conseil, interdit également aux membres exclus de revenir avant un délai de trois ans, conditionnant leur réadhésion à un contrôle au niveau national.
Parallèlement, des sanctions plus légères, comme des rappels à l'ordre, sont prévues pour ceux qui soutiennent une candidature dissidente. Selon les informations relayées par Le Monde, cette démarche a suscité de vives critiques de la part des opposants, qui considèrent cette motion comme une tentative d'épuration au sein du parti.
Une réaction mitigée au sein du mouvement
Yannick Jadot, lors d'une interview sur Radio J, a souligné que la situation actuelle nécessitait une clarification du positionnement des Écologistes. Il a aussi plaidé pour une candidature unie à gauche, notamment pour le premier tour, pouvant attirer le vote républicain des centristes lors du second tour.
La direction du parti, bien que non initiatrice de la motion, a soutenu ce projet, arguant qu'il vise à faire respecter les décisions démocratiques du mouvement. Selon eux, "un parti est un collectif qui doit être respecté", comme l'a rapporté France Info.
Les critiques de cette mesure, émanant de certains membres du parti, insistent sur son caractère répressif, voyant en elle un outil pour écarter Jadot et Rousseau de la course.







