Dans une récente tribune publiée sur le site du Figaro, Maxime Saada, président du directoire du groupe Canal +, a vivement critiqué la mise en demeure infligée à CNews par l'Arcom. Pour lui, cette sanction constitue une décision politique, visant à “faire taire” la chaîne d’information du groupe présidé par Vincent Bolloré.
La mise en demeure survenue mi-juin, demandant à CNews de respecter davantage la diversité des opinions, est décrite par Saada comme “une brèche dans laquelle tout le paysage audiovisuel français risque de s’engouffrer”.
Pourquoi Maxime Saada dénonce-t-il cette décision ?
Il réaffirme que cette mesure ne relève pas d'une régulation objective, mais d’un agenda politique, avec pour unique but “de réduire au silence, puis d’éliminer, une chaîne prisée par des millions de Français”.
Cette action de l’Arcom fait suite à une saisine de Reporters Sans Frontières (RSF), qui avait exprimé ses inquiétudes sur la ligne éditoriale de la chaîne. Saada mentionne que sous prétexte de diversité, CNews pourrait se heurter à des sanctions lourdes, incluant des amendes sévères et potentiellement la fermeture de la chaîne.
Quel est le risque à long terme ?
Maxime Saada souligne que cette situation n’est pas anodine : “Il ne s’agit pas d’une simple hypothèse. C’est une trajectoire dont nous avons fait l’expérience avec la fermeture de C8”. Il conclut en disant qu’un pouvoir qui se fait juge de l’équilibre de la critique nuit au pluralisme au lieu de le protéger.
Les récentes critiques à l'égard des médias contrôlés par Vincent Bolloré, dont CNews, JDD, JDNews et Europe 1, sont aussi montées en puissance, surtout autour de l’ancienne chroniqueuse russe Ksenia Fedorova, accusée de propager la propagande du Kremlin. Les dirigeants de ces médias ont cherché à défendre la liberté d’expression en la soutenant.
En réponse à ces événements, l’Arcom a indiqué qu'elle prévoyait d’instaurer une “veille” concernant le respect du pluralisme sur les chaînes d’information de la TNT, en particulier avec l’élection présidentielle de 2027 en perspective.







