Depuis le 1er janvier, la France a pris une décision marquante en mettant fin aux privilèges accordés aux anciens Premiers ministres et ministres de l’Intérieur. Ces derniers, qui bénéficiaient auparavant, à vie, d’un véhicule avec chauffeur et d’une protection policière financée par l’État, voient désormais ces avantages se raréfier.
Cette réforme, initiée par le Premier ministre Sébastien Lecornu, vise à réduire les dépenses publiques. Il a déclaré : "Il est normal que la République protège ceux qui sont sous menace, mais il ne peut être acceptable de conserver des privilèges en raison d’un statut temporaire". En effet, en 2024, les coûts associés aux anciens Premiers ministres ont atteint 1,58 million d'euros, un montant qui a suscité des questions au moment où le pays fait face à une nécessité d'économies.
Ainsi, parmi les 17 anciens Premiers ministres concernés, Dominique de Villepin, par exemple, a coûté 207 072 euros, tandis que Bernard Cazeneuve et Jean-Pierre Raffarin étaient également en tête des dépenses. La protection policière, qui coûtait jusqu’à 3 millions d'euros par an, est jugée excessif alors que la France tente d’optimiser ses ressources.
Les privilèges concernés incluent : un véhicule de fonction avec chauffeur, un secrétariat et une protection policière, des éléments jugés superflus dans ce contexte d austerité. De plus, 24 chauffeurs et policiers affectés à la protection de ces figures politiques vont être redéployés sur des missions prioritaires telles que la lutte contre le narcotrafic.
Il est à noter que certaines exceptions demeurent pour des figures comme Manuel Valls et Bernard Cazeneuve, qui continuent à bénéficier de garde sécuritaire en raison de menaces passées. De plus, les nouveaux règlements stipulent que tout ancien Premier ministre peut conserver une voiture avec chauffeur durant dix ans après leur mandat, tandis que la durée de la protection policière est désormais limitée à trois ans pour les anciens dirigeants.
Cette réforme est accueillie avec des opinions partagées. Certains experts la considèrent comme une mesure positive envers une égalité citoyenne, tandis que d'autres y voient une diminution de la protection nécessaire pour les anciens hauts responsables. Selon **Le Monde**, ce changement de cap représente un tournant significatif dans la structuration des privilèges d’État.
En conclusion, cette évolution soulève des interrogations sur le futur des anciens dirigeants et sur la manière dont la France concilie sécurité et économie, une démarche qui pourrait servir de modèle dans d'autres pays. La lutte contre les privilèges est une étape salutaire, mais son efficacité résidera dans son application et l'impact sur le terrain.







