En cette période de vœux, la fédération départementale des Républicains (LR) des Yvelines, dirigée par Othman Nasrou, adopte une dynamique ambitieuse pour les élections municipales de mars 2026. Son objectif ? « Conquérir » des municipalités et ne perdre aucune mairie. Avec 55 maires encartés, soit dix fois plus que ses concurrents, la fédération s'active pour faire valoir son poids électoral.
Dans une première série d’investitures dévoilée juste avant les fêtes, des maires sortants comme Pierre Fond à Sartrouville et Joséphine Kollmannsberger à Plaisir sont déjà confirmés pour leur réélection. Othman Nasrou insiste : « Nous prenons nos décisions en toute liberté », rejetant toute possibilité d'accord global avec d'autres partis de droite.
Prime aux sortants et également aux alliés compatibles
Le parti semble tourner son regard vers ses élus actuels, préconisant leur réinvestiture dans les plus grandes villes, comme c'est le cas pour François de Mazières à Versailles, malgré son statut non encarté. Ce dernier est décrit comme « incontournable » par Nasrou, qui évoque la qualité des élus LR dans cette commune connue pour son histoire politique forte.
La fédération n’hésite pas également à appuyer des candidats issus de formations différentes, comme Arnaud Péricard à Saint-Germain-en-Laye, renforçant ainsi leurs chances d’obtenir des victoires. Avec un soutien rendu à des maires d'horizons divers, les LR cultivent des alliances stratégiques.
Des enjeux à Poissy et Trappes
Cependant, certaines villes, comme Poissy, connaissent des tensions, notamment entre la maire sortante Sandrine dos Santos et le député Karl Olive, entraînant un climat conflictuel. À Trappes, Nasrou aspire à un rassemblement plus large pour affronter le maire sortant Ali Rabeh, prônant l’idée d’une coalition autour de valeurs communes.
Concernant des communes plus petites, des villes telles que Le Vésinet, actuellement dirigée par un ancien membre de LREM, sont devenues des objectifs cruciaux. Le conseiller municipal d'opposition, Thibaut Gripoix, est pressenti pour porter les couleurs LR. « Il mérite sa chance après un proche échec en 2020 », argue Nasrou.
Avec des villes traditionnellement LR, comme Rambouillet et Maisons-Laffitte, la volonté est de conserver ces bastions, tout en projetant un renouvellement stratégique. Cependant, des communes comme Houilles, passées sous la bannière Renaissance, suscitent des interrogations. Nasrou garantit que LR sera présent partout, même face à des maires issus de la droite, affirmant : « Nous ne soutiendrons pas des candidats qui ne souhaitent pas collaborer avec nous. »
Actuellement, les LR s'apprêtent à affronter un des plus grands défis de leur histoire politique, bénéficiant d'un nouveau souffle et d'un désir de renaissance, selon les experts interrogés par Le Parisien. Les décisions stratégiques à venir seront essentielles pour leur succès en mars 2026.







