Alain Kott, président des Républicains (LR) dans le Haut-Rhin, a surpris en annonçant sa collaboration avec la liste du Rassemblement national (RN) pour les prochaines élections municipales à Colmar. Cette initiative vise à établir une "union des droites" pour revitaliser le paysage politique local, déclarant : « Seule l’union des droites peut redonner un cap clair et une espérance à notre pays ». Cependant, cette déclaration n'a pas tardé à susciter des réactions violentes au sein de son propre parti.
Suite à cette annonce, le bureau départemental des Républicains a pris la décision de suspendre Alain Kott de ses fonctions, indiquant qu'une procédure d'exclusion était déjà engagée contre lui. Bruno Retailleau, président des LR, a exprimé son désaccord, affirmant que la décision de Kott était "solitaire" et en contradiction avec la ligne directrice du parti tant au niveau national qu'à l'échelon local.
Kott justifie sa décision en s'appuyant sur un sondage Ifop réalisé pour Valeurs Actuelles, qui révèle que 82 % des sympathisants LR soutiennent l'idée d'une coalition des droites. La tête de liste RN à Colmar, Nathalie Aubert, a rapidement applaudi ce ralliement, voyant en cela un « message fort d’unité et d’espoir ».
Cette alliance pourrait bien marquer un tournant pour le paysage politique de Colmar, comme souligné par plusieurs analystes, qui considèrent que les Républicains et le RN pourraient transformer ensemble la dynamique électorale à venir. L'opinion publique semble divisée, certains craignant une perte d'identité pour les LR, tandis que d'autres accueillent cette union comme une opportunité de renouveau.
Alors que les débats autour de cette stratégie se multiplient, il reste à voir comment cette alliance, contestée par de nombreux membres des Républicains, influencera le vote à l'échelle locale et nationale dans les années à venir.







