Dans un bouleversant documentaire diffusé le 31 janvier sur Public Sénat, Raphaël Glucksmann plonge au cœur des secrets de sa famille, découvrant que son grand-père, Rubin Glucksmann, était un espion au service de Staline. "J’aimerais vraiment pouvoir m’asseoir avec lui et écouter son histoire", confie l’eurodéputé dans une interview accordée à Le Parisien.
Rubin Glucksmann, issu d’une famille juive de l’Empire austro-hongrois, a immigré en Palestine et s’est rapidement engagé avec enthousiasme dans le communisme, adoptant des positions clairement antisionistes. Ce parcours atypique a attiré l’attention du Komintern, l’agence chargée de diffuser le communisme à l'échelle mondiale, sous la houlette de Moscou.
Une aventure remplie de courage et de clandestinité
Dans un contexte de guerre, Rubin a débuté son engagement en approvisionnant les républicains espagnols en armes avant de se déplacer en France puis en Angleterre. En 1940, il a été arrêté par le MI5 et expulsé vers le Canada, où il a tragiquement perdu la vie à la suite du torpillage de son navire par les forces allemandes.
Son fils, André Glucksmann, également engagé sur le chemin du communisme dès son adolescence, finira par dénoncer les dérives de ce régime et les atrocités des camps de concentration, comme il l’explique lui-même dans son ouvrage autobiographique. Cet héritage complexe a suscité des réflexions profondes sur la famille et l’identité, alors que Raphaël Glucksmann se confronte à cette révélation inattendue.
Ses commentaires soulèvent d'importantes questions sur la mémoire et les liens familiaux, estimant que chaque génération devrait tirer les leçons du passé. Grâce à des recherches approfondies et à des témoignages, ce documentaire promet d’offrir une perspective inédite sur un héritage souvent caché.







