Le maire de Nice, Christian Estrosi, a pris la parole ce 13 janvier sur BFMTV-RMC pour défendre une réforme cruciale. Au moment où s'ouvrent les procès en appel de Marine Le Pen, impliquée dans l'affaire des assistants parlementaires du Rassemblement National, Estrosi a plaidé pour la suppression de l'exécution immédiate des peines d'inéligibilité.
Pour lui, cette disposition est « profondément inadaptée et injuste ». À l'heure où la justice française évolue, de nombreux acteurs politiques et juridiques se demandent si cette rigueur extrême est pour le mieux. Selon une récente analyse de Le Monde, cette mesure pourrait être revue afin de permettre aux élus de poursuivre leurs mandats en dépit des poursuites qui les concernent.
« Nous devons repenser notre approche », a affirmé Estrosi, soutenu par plusieurs élus qui voient dans cette restriction un frein à la démocratie. Un avis qui rejoint celui d'experts en droit public, comme le professeur Jean-Pierre Montal, qui souligne que « la dissuasion ne devrait pas compromettre la représentation démocratique ». Ces réflexions tombent alors que le climat politique en France devient de plus en plus polarisé, avec des appels fréquents à une réforme de la justice visant à allier rigueur et nuance.
Ce débat sur l'inéligibilité met en lumière une tension persistante entre justice et politique. Les opinions divergent et les discussions autour des conditions d'inéligibilité sont plus que jamais d'actualité, surtout en période électorale.







