Dans la station de ski de Crans-Montana, un tragique incendie survenu dans la nuit du Nouvel An a coûté la vie à 40 personnes, dont de nombreux adolescents, et causé des blessures à 116 autres. Ce drame a suscité l'inquiétude autour des capitaux d'assurance qui pourraient ne pas suffire à couvrir les dommages.
Axa Suisse a déclaré que les contrats d'assurance souscrits par la commune et le bar Constellation, épicentre de la tragédie, ne prévoient qu'une « somme d'assurance limitée », considérée comme « sans doute pas suffisante » pour faire face aux indemnités. "Alors que les conséquences financières de cet incident tragique s'accumulent, les montants garantis, souvent entre 10 et 20 millions de francs suisses (10,7 à 21,4 millions d'euros), semblent dérisoires à l'échelle des pertes humaines", a tonné un porte-parole d'Axa.
Une enquête criminelle pour homicide par négligence a été ouverte, ce qui rendra complexe la détermination des responsabilités et des indemnisations. Les experts en assurance s'interrogent déjà sur l'adéquation des protections souscrites, soulignant l'importance d'examiner les pratiques en matière de sécurité dans le secteur des loisirs. "Il est impératif de réévaluer les normes de sécurité pour éviter que de tels drames ne se reproduisent", a déclaré un spécialiste de l'assurance, interrogé par Le Parisien.
Parallèlement, Axa s'est engagé à remplir ses obligations envers les victimes tout en proposant de tenir des tables rondes avec les parties prenantes, y compris les représentants des victimes et des autorités. "Nous souhaitons créer un forum de discussion afin d'établir des solutions durables visant à répondre aux besoins des sinistrés", a ajouté l'assureur.
La tragédie de Crans-Montana continue de choquer la Suisse, rappelant à tous l'importance cruciale de la sécurité dans des lieux de rassemblement populaires. Avec l'absence de réponses immédiates et une législation encore floue, les victimes pourraient faire face à des années d'incertitudes quant à leurs compensations. Les appels à des réformes n'ont jamais été aussi urgents.







