Le procès en appel de Marine Le Pen concernant l'affaire des assistants parlementaires européens débute ce mardi 13 janvier à Paris. Suite à une décision de première instance qui l'a condamnée à quatre ans de prison, dont deux ferme, ainsi qu'à 100.000 euros d'amende, la présidente du Rassemblement National (RN) fait face à une peine d'inéligibilité de cinq ans avec exécution immédiate.
Cette situation a provoqué une vive inquiétude parmi ses proches, notamment à Hénin-Beaumont, bastion historique où son soutien semble vaciller. Si la cour d'appel confirme les sanctions, Marine Le Pen pourrait se retrouver exclue de la course présidentielle de 2027. La phrase énigmatique qu'elle a récemment exprimée : "Jordan peut gagner à ma place" renforce les doutes parmi ses protégés.
Les voix de soutien ne manquent pas. Johan, boulanger à Hénin-Beaumont, exprime sa solidarité : "Je suis de tout cœur avec Marine... Je vais même prier Dieu pour elle, je suis inquiet pour elle", a-t-il confié à RTL. Ces témoignages illustrent une véritable préoccupation quant à l'avenir politique de la leader d'extrême droite.
Une stratégie de succession en préparation
Alors que l’incertitude plane, Marine Le Pen a d'ores et déjà désigné un successeur potentiel : Jordan Bardella. En cas de non-validité de sa candidature pour l'Élysée, il serait son plan B. Toutefois, cette perspective ne réjouit pas l'ensemble de ses supporters, soucieux de l'avenir de leur championne.
Dans un contexte où l'échéance présidentielle de 2027 se rapproche à grands pas, chaque décision de la cour d'appel sera scrutée de près, tant par les médias que par l'électorat qui s'interroge sur les conséquences possibles pour le RN.
Les réactions de divers experts et observateurs de la scène politique française suggèrent que la situation de Marine Le Pen pourrait également rejaillir sur les prochaines élections, que ce soit au niveau régional ou national, augmentant la pression sur le RN dans son ensemble.







