Dans un courrier adressé au préfet de région, Xavier Bertrand a exprimé son inquiétude face aux ravages causés par la tempête Goretti dans les Hauts-de-France. Il a plaidé pour une procédure accélérée concernant les demandes de reconnaissance d'état de catastrophe naturelle. Cette initiative est cruciale car, selon Bertrand, seule une telle reconnaissance permettra de débloquer rapidement les fonds nécessaires pour indemniser les sinistrés et soutenir les collectivités et entreprises affectées.
La tempête, qui a frappé la région dans la nuit de jeudi à vendredi, a causé des dégâts notables, notamment sur le littoral. Les communes du Pas-de-Calais et de la Somme, parmi les plus touchées, ont enregistré des dommages considérables. À Ambleteuse, par exemple, une partie de la digue s'est effondrée sur une dizaine de mètres, entraînant des inquiétudes quant à la sécurité des infrastructures côtières. Dans la commune de Cayeux-sur-Mer, le boulevard maritime a également subi des dégradations importantes, rendant urgent l'intervention des services compétents.
En outre, cet épisode violent a fait deux blessés graves dans le Nord et l'Aisne à la suite de chutes causées par des débris de toiture. Parallèlement, jusqu'à 25 000 foyers ont été privés d'électricité, témoignant de l'ampleur des conséquences de cette tempête. Des experts en météorologie soulignent que ces événements climatiques extrêmes pourraient devenir plus fréquents en raison du changement climatique. À ce propos, le climatologue Jean-Marc Jancovici a récemment déclaré à Franceinfo que "la fréquence et l'intensité des tempêtes pourraient s'intensifier si aucune mesure n'est prise pour lutter contre le réchauffement climatique".
Xavier Bertrand espère donc que la solidarité nationale se manifestera rapidement pour assister les communes touchées et faciliter la reprise des activités dans les zones sinistrées. L'expérience de précédentes catastrophes naturelles rappelle l'importance d'une mobilisation rapide et efficace des ressources pour aider les plus durement touchés.







