Vers une marée rose en mars prochain ? Le Parti socialiste s'apprête à présenter « 2 000 candidats, têtes de liste, aux élections municipales », a annoncé lundi le secrétaire général du parti, Pierre Jouvet. Le parti d'Olivier Faure se positionne comme « la force politique qui va proposer le plus de candidats pour diriger les municipalités de France », a précisé Jouvet lors d'une conférence de presse.
Les socialistes nourrissent de grands espoirs notamment à Paris, Marseille, Montpellier, Lille, ainsi que Saint-Étienne, Limoges, Amiens et Toulouse, qui représente un symbole fort pour Jouvet. Actuellement, le PS revendique la direction de 1 200 mairies, soit un quart des villes de plus de 20 000 habitants.
Pour le premier tour des municipales, le PS se félicite d'avoir établi des alliances avec d'autres partis de gauche, à l'exception de LFI, en s'associant principalement avec le PCF et/ou les Écologistes selon les contextes locaux. « Les dynamiques se construisent au premier tour », a souligné Pierre Jouvet.
« Partout battre l’extrême droite »
Concernant d'éventuels accords avec Les Insoumis pour le second tour, Jouvet a admis qu'il pourrait y avoir « peut-être, dans certains endroits », tout en rappelant que LFI a souvent choisi d'opérer seules. « Si nous sommes confrontés à l'extrême droite au second tour, le Parti socialiste agira de manière responsable pour l'emporter », a-t-il ajouté.
Le conseiller d'Olivier Faure a néanmoins critiqué « l'obsession aberrante » de LFI de cibler le PS durant la campagne municipale. Alors que des villes comme Paris et Marseille pourraient subir des conséquences néfastes si le candidat LFI se maintenait au second tour, Jouvet se veut confiant : « Les électeurs de gauche sauront faire les bons choix ». Ces enjeux mettent en lumière la nécessité pour la gauche de s'unir face à la menace grandissante de l'extrême droite.







