Depuis le 16 décembre 2025, dix-neuf policiers municipaux d'Angers portent désormais des armes létales, à l'instar de ce que rapporte Ouest-France. À travers des échanges avec deux agents de la brigade de nuit, nous cherchons à comprendre l'impact de cette décision sur leur quotidien et les circonstances dans lesquelles ces armes peuvent être utilisées.
Avant de débuter leur patrouille, les agents s’équipent d'un gilet pare-balles, d'une radio, d'une caméra piéton, d'un bâton de défense et d'autres outils de sécurité. Un Glock 17 vient désormais compléter cet arsenal, apportant avec lui un sentiment de sécurité accru pour certains, mais soulevant également des inquiétudes.
Julie, 35 ans, et Benjamin, 38 ans, sont parmi les agents nouvellement armés. Tous deux estiment que cet équipement est essentiel pour leur sécurité. Ça aurait pu nous servir à tous les deux le soir du meurtre de la rue Parcheminerie
, affirment-ils en évoquant un incident tragique survenu la nuit du 17 décembre. Leur conviction est partagée par la majorité de leurs collègues, malgré des opinions divergentes sur les risques potentiels.
Ce changement s'inscrit dans un contexte plus large de sécurité publique, où les municipalités renforcent leur réponse face à une hausse de la criminalité. Les témoignages recueillis révèlent un sentiment partagé, certains y voyant un pas vers une meilleure protection, d'autres craignant que cela n'entraîne une escalade de la violence.
Le débat reste ouvert, et les autorités locales, y compris des experts du domaine de la sécurité, demeurent vigilants quant aux effets à long terme de cette décision. Un suivi sera nécessaire afin d’évaluer l’impact de l’armement des policiers municipaux sur la tranquillité et la sécurité des citoyens d'Angers.







