Gérald Darmanin, ministre de la Justice, a récemment affirmé sur LCI qu'il se sentait prêt à se lancer dans la bataille présidentielle de 2027. En plus de cette annonce, il a exposé ses vues sur les polémiques migratoires en France.
Darmanin a proposé une "suspension" des flux migratoires légaux, tels que le regroupement familial et l’immigration de travail, pour une durée de deux à trois ans. Cette mesure, inspirée par des figures politiques comme Michel Barnier, vise à donner du temps pour intégrer les migrants déjà présents sur le territoire. « Nous devons d’abord nous occuper de ceux qui sont ici », a-t-il déclaré, nuance que des positions comme celle de Darmanin sont souvent contestées.
Le Ministre a également suggéré que cette suspension pourrait aboutir à une politique de quotas, où les attentes des Français sur l'immigration seraient régulièrement consultées. Cela pourrait être fait tous les deux ou trois ans, a-t-il ajouté, ce qui soulève des questions sur la méthode et l'éthique de cette approche. Le débat public, selon lui, doit être réorganisé pour être "plus efficace".
En contrepartie de ces restrictions, Darmanin a évoqué une hausse des salaires dans des secteurs comme la restauration, le bâtiment et l’agriculture, afin que les emplois vacants puissent être remplis par "des étrangers en situation régulière ou des Français". Son plan, jugé ambitieux par certains experts, est néanmoins critiqué pour son imprévisibilité.
Malgré les plus de 600 000 personnes en situation irrégulière en France, la position de Darmanin est claire : il ne prévoit aucune régularisation de masse. Selon lui, seuls les travailleurs "sans casier judiciaire" et ceux "pourchassés dans leur pays" pourraient être éligibles à l’obtention de papiers, laissant ainsi des milliers de personnes dans une précarité insupportable.
Les opinions divergent sur ces propositions. Les défenseurs des droits de l'homme pointent du doigt les risques d’exploitation auxquels sont exposées ces personnes laissées à l’abandon. Un expert du droit d'asile a souligné que « cette approche pourrait nourrir le climat d'insécurité et de méfiance à l'égard des immigrés dans notre société », citant des préoccupations croissantes sur le traitement des personnes en détresse.







