À l’entrée de l’atelier, une machine impressionnante établit le rythme. Cette pièce maîtresse, capable d’avaler des piles de papier à une cadence soutenue, est le cœur de la production. “En période électorale, nous imprimons plusieurs centaines de milliers de tracts chaque semaine”, explique Pascal Duvivier, le directeur de l’imprimerie. Cette effervescence représente une part significative du chiffre d’affaires, “environ la moitié de celui du mois de février”, ajoute-t-il.
Récemment, le rythme s’est intensifié. Pourtant, le chef d'atelier reste serein : “La maison est rodée”. Dans ces lieux, sont notamment imprimés les tracts des maires de Pau et de Jurançon, François Bayrou et Michel Bernos. Toutefois, la direction précise qu’aucune préférence n’est accordée aux candidats : “Nous voulons faire du bon travail, peu importe le candidat. Lorsqu’un candidat fait appel à nous, notre priorité est qu'il soit satisfait. Que ce soit pour un maire de Pau ou d'un petit village, nous mettons tout en œuvre”.
Une équipe bien organisée
Huit employés se relaient jour et nuit pour maintenir cette cadence. Emmanuel, l’un d’eux, a la responsabilité de finaliser le travail après l’impression : “Je suis le dernier maillon de la chaîne. Tout le monde connaît le massicot à main, qui sert à couper des feuilles. Personnellement, j'utilise un modèle de 92 cm”, explique-t-il. Les imprimantes fournissent les tracts, et c'est lui qui se charge de les redimensionner.
Mais le plus gros reste à venir : dans quelques jours, l'imprimerie entamera l'impression des bulletins de vote et des professions de foi. Ce sera l'étape qui fera franchir à l’imprimerie la barre symbolique d’un million de documents par semaine. Cette situation fait écho aux nombreuses imprimeries en France qui, selon Le Monde, sont essentielles au bon fonctionnement du processus démocratique.







