Dans le cadre d'une audition particulièrement attendue, la ministre de la Justice américaine, Pam Bondi, s'est retrouvée sous le feu des critiques concernant la gestion de l'affaire Epstein. Ce mercredi 11 février, elle a dû faire face à de vives questions sur les documents caviardés par son ministère ainsi que par le FBI, mais aussi sur l'absence de poursuites contre d'éventuels complices de Jeffrey Epstein. Les préoccupations des démocrates s'articulaient principalement autour des droits des victimes dont les noms ont été dévoilés, suscitant une indignation généralisée.
Devant la Commission judiciaire de la Chambre des représentants, les membres démocrates ont intensifié leur pression sur Pam Bondi. Pramila Jayapal, député de Washington, a dénoncé la publication inacceptable de documents révélant les informations personnelles des victimes. "Est-ce que vous allez vous excuser auprès d'elles pour ce projet de loi impératif qui a contrevenu à leur dignité ?" a-t-elle demandé avec insistance. Bondi a rétorqué avec une défense tout en énergie, affirmant qu'elle ne se laisserait pas entraîner dans des provocations.
Malgré ses tentatives de détourner les accusations en vantant le bilan économique de l'administration Trump, Pam Bondi a été critiquée pour son manque de transparence et sa capacité à préserver la sécurité des victimes. Elle a tenté de rediriger la discussion vers des chiffres positifs, mais son argumentaire a principalement été reçu comme une évasion des véritables problématiques soulevées lors de cette audition.
Cette réunion a une fois de plus mis en lumière les défis rencontrés par le contrôle parlementaire dans des affaires aussi sensibles, laissant planer des doutes sur l'intégrité des processus judiciaires. À l'issue de l'audition, plusieurs observers, dont des experts juridiques, se sont dit préoccupés par l'application de la justice dans des affaires touchant à des personnalités influentes, soulignant l'absence de responsabilité adéquate, comme l'indiquent des articles de RFI.







