SE SOIGNER (SÉRIE 3/6): Que souhaitez-vous de votre futur maire ? Dans ce village niché au pied du Ventoux, la situation sanitaire est précaire avec seulement un médecin et un pharmacien. Tandis que le projet de Maison de santé stagne, la pharmacie de Cédric Tourcier représente souvent le premier recours pour les habitants.
En empruntant une route tortueuse à l'est du Ventoux, on aperçoit une enseigne verte, unique signal de vie après de longs kilomètres. La pharmacie de Sault se dresse sur un plateau calcaire, entouré de champs de lavande asséchés par l’hiver. Cédric, l'un des deux derniers acteurs de la santé dans ce village de 1 400 âmes, affirme que la situation est aussi préoccupante qu'épuisante. "Je me sens utile mais c’est dur à porter", confie-t-il. Il fait face à une clientèle croissante, tandis que le seul médecin généraliste du coin lutte contre un désert médical qui touche une zone encore plus vaste, incluant les villages voisins comme Revest-du-Bion, Saint-Trinit, et d'autres communes.
Dans le Vaucluse rural, la pharmacie devient ainsi un rempart essentiel pour les soins de première ligne. Selon une étude de l’Agence Régionale de Santé, ces territoires doivent davantage investir dans leurs infrastructures de santé pour éviter l'isolement. Des experts soulignent que la création de nouvelles maisons de santé est incontournable pour garantir un meilleur accès aux soins. "Il est crucial de redynamiser ce secteur, sinon ce sont les patients qui en subiront les conséquences", déclare un spécialiste de la santé publique. Dans ce contexte, le rôle de Cédric Tourcier apparaît plus que jamais vital pour la communauté.







